Dans la province de Cha-Sdi, à Kiam Tchéou, un concussionnaire, convaincu de malversations infâmes, avait été condamné au supplice de l'écrasement — afin, disait la sentence dans ce style énergique et barbare, de lui faire dégorger l'or et l'argent qu'il avait volés à ceux qui avaient été ses administrés. L'infortuné fut tiré un matin de sa prison et amené dans un des préaux où était déposé l'instrument du supplice : deux meules superposées entre deux vis énormes qui devaient, à l'aide d'un tourniquet, être rejointes l'une sur l'autre dès que le corps du condamné serait placé entre elles. Il expira écrasé par deux bourreaux qui se faisaient une joie d'accomplir leur œuvre sinistre. D'horribles chiens, avides de sang, tournaient avec les exécuteurs des hautes œuvres, comme pour les exciter à en finir plus vite, afin que leur faim dévorante fût assouvie.
Le supplice du châmgât. On prenait un grand vase de terre cuite, peu profond, et on le remplissait de chiffons enduits de poix, de goudron et de pétrole. Cela fait, on amenait le condamné, on lui liait les bras à un long bâton qui, passant sur la poitrine, allait jusqu'à l'extrémité des doigts. Au cou, on mettait un anneau de fer d'où descendaient quatre ou cinq longues chaînes. Le malheureux était ensuite habillé de vêtements enduits de résine. Assis dans le vase de terre cuite, on l'assujettissait fortement à la selle d'un chameau, puis tout le long du bâton qui maintenait les bras étendus on disposait une série de mèches résineuses enflammées. La figure du condamné était également frottée de poix et de goudron. La mort était lente à venir et des gémissements affreux témoignaient des souffrances qu'endurait la victime, que l'on promenait alors dans toute la ville et sur le marché.
Supplice de saint Pierre. Croix latine renversée utilisée pour le martyre de saint Pierre qui, par humilité envers Jésus le Christ, ne s'estimait pas assez digne pour mourir dans la même position que son Dieu.
Supplice de l'eau bouillante ou du métal en fusion. Gravure de Théodore de Bry, illustrant les méthodes impitoyables des tribunaux d'exception et des inquisitions d'autrefois.
Supplice des crochets en Turquie. Une forme d'exposition publique et de supplice corporel destinée à marquer les esprits par l'horreur de l'agonie.
Supplice des crochets par le dos, méthode cruelle infligée aux grands criminels et aux rebelles, consistant à suspendre la victime en public.