Archive de octobre, 2019

26
Oct

Au-delà

   Ecrit par : thievicz   in Non classé

12
Oct

Que se passe-t-il dans la tête des éditeurs ?

   Ecrit par : thievicz   in Non classé

Cependant que des bijoux littéraires s’écrivent actuellement, ils dépoussièrent de vieilles choses lamentablement dépassées par nos contemporains virtuoses de la plume.
Le cycle de la branche rouge, par exemple, récemment édité par Terre de Brume. Passons-le en revue : en une Irlande peuplée de druides, de guerriers et de trouvères, se déroulent des faits qui ne nous renvoient à rien d’actuel. Nulle sociologie ni psychologie filée dans le récit, seulement de la magie, des faits épiques, des tueries, des fantaisies ineptes, dignes des récits de la table ronde déjà fort indigestes et inutilement violents. Pas de bien contre le mal ! Pas d’histoire d’amour ! La langue est usée, compliquée, pleine d’expressions comme « pour ce que » ou « souventes fois » qui ne veulent rien dire. Des mots qui n’existent pas comme : trouvère, fèvre, ost, féal, avaricieux, apparié, hardie, aînesse, onques, mander, harde… L’éditeur ne sait pas faire de relecture ? Ces mots je ne les ai jamais vus dans tous les livres que j’ai lus.
Il y a une disparité des genres insolentes car la belle place n’est presque exclusivement faite qu’aux guerriers mâle. Pire : c’est un entre-soi racial écœurant, on n’y trouve qu’Irlandais et Ecossais, une apparition très brève de Norvégien, mais rien d’autre, que des blonds ou des roux, que des blancs (mais attention : les races n’existent pas). Pourquoi l’éditeur n’a-t-il pas fait comme dans nos belles productions cinématographiques modernes en intégrant de la diversité culturelle, anachronique mais tellement plus correcte moralement parlant, ou du moins quelques particularismes sexuels ? Un gay mulâtre en guise de picte, une sorcière transsexuelle aux yeux bridés, un druide qui prierait Mahomet… Bon sang, le respect de la diversité ça existe ! On a bien mis Aladdin (qui est chinois) dans Les mille et une nuits…
Rien n’est crédible. Des frères veulent se faire décapiter par une même épée, on se jette des têtes coupées lors des festins pour se défier, la magie oblige les gens à faire ce qu’ils ne veulent pas, on tue par cinquantaines sous l’effet de la colère, des femmes sont vierges alors qu’elles ont plus de quinze ans… A quoi ça me sert ? Est-ce que je comprends mieux mon voisin en lisant ceci ? Est-ce que je me sens mieux à la fin de cette lecture ? Est-ce que ça me renvoie à mon expérience immédiate et prosaïque ? Est-ce que les grands intellectuels, tels B.H.Lévy, Jacques Attali, Rosa Parks, Marlène Schiappa, ont eu besoin de ce livre pour devenir les génies qu’ils sont ? Non, non, non et non.
Et puis ça va trop vite, on se retrouve avec des histoires qui prendraient des milliers de pages si elles avaient été développées par nos écrivains modernes, on aurait eu des trilogies là où, ici, il n’y a que cinq pages. Les traits psychologiques ne sont pas tartinés sur des dizaines de chapitres, il n’y a aucune intrigue politique, aucune allusion freudienne, rien n’est mignon, rien n’est connoté moralement, les descriptions des paysages et architectures sont laissées à la discrétion du lecteur qui doit faire un effort d’imagination insurmontable.
Ce genre de récit a, prétendument, inspiré Robert E. Howard. Certes, peut-être, mais c’est une assertion qui n’a été approuvée par aucun expert mondial de l’auteur. Et, tant qu’à lire ce qui a rapport à Conan, je préfère lire une étude psychanalytique sur le névrosé de Cross Plain, l’une des quarante éditions de Conan ou l’une des bandes-dessinées Conan !
Non, vraiment, il faut boycotter ce genre de livre car ils n’a rien d’actuel, aucun universitaire ne s’y intéresse, et on ne peut pas se le faire dédicacer. Je préfère regarder les top des ventes fantasy sur les sites de vente en ligne, car la majorité a toujours raison.
Honte à Terre de brume, en plus ils ne sont pas disponibles sur amazon et ils n’éditent pas en version numérique.
3
Oct

Loin, ce n’est pas encore assez distant

   Ecrit par : thievicz   in Non classé

… et il rêva à quelque ermitage dans les montagnes, bien loin des bruits et des puanteurs de l’humanité.

 

2
Oct

La vie est belle, l’humanité est digne

   Ecrit par : thievicz   in Non classé

Comment ne pas être heureux ?

Partout de quoi s’épargner de subir la nature, partout de quoi faire des rencontres humaines, partout où accéder aisément.

Chacun mesure sa parole pour ne pas écorcher la sensibilité des hystériques, mais on rit tout de même. On rit tant !

L’humanité est digne lorsqu’aux beaux jours tout le monde ne s’habille que de sous-vêtements pour barboter dans des eaux puantes sous un soleil de plomb.

Tout est beau, tout est magique, tout est onirique, formidable, intelligent, savoureux. On n’édite certes que très peu de poésie dépassée, Byron et Tennyson sont presque introuvables, mais au moins nous avons de bons thrillers et des biographies romancées, au moins nous avons du neuf.

Les musées et les galeries croulent sous l’art moderne plutôt que tout ce qui est réellement artistique. Et, puisque la cuisine est devenu un art, il y a de l’art à chaque repas, et chacun est un artiste. Une société de créatifs, une civilisation de génies !

Que j’aime le fait que le sens de la philosophie ait été galvaudé pour désormais inclure la psychanalyse et le moindre rot de personnalités connues. Que j’aime tout ! On bouge, tout va vite, si vite que nous n’avons plus à nous torturer les méninges pour analyser et prendre de la distance car le présent est déjà du passé ; il suffit de savoir, pas de comprendre.

J’aurais à violer ce monde que j’aime si tout ce même monde n’était déjà d’accord pour copuler dans cette noble orgie contemporaine.

Tout est trop parfait, trop merveilleux, je dois être en train de rêver ! Serai-je à la hauteur de tout ce bonheur ?

Paix, amour et empathie. Vive la vie. Vive la vie !