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Auteur : thievicz Page 1 of 11

La morale des esclaves

A leurs yeux, on se conduit bien quand on possède un emploi. Ils ne connaissent rien d’autre. Leur vocabulaire se limite à ces mots : avoir un emploi, travailler. Misérables esclaves ! Il n’est pas surprenant que le monde appartienne aux puissants. Les esclaves n’ont qu’une obsession : leur esclavage. L’emploi est pour eux une sorte de fétiche devant lequel ils tombent à genoux et joignent les mains !

Suis-je Providence ?

Bon, on fait un autodafé des œuvres de Lovecraft pour faire avancer le progrès ?

Déjà en 2014 le combat avait commencé, mais comme il n’a pas été mené jusqu’au bout, comme Lovecraft n’est toujours pas devenu tabou, il y a désormais des pillages : des gens cherchent les livres de Lovecraft que les commerçants possèdent pour les purifier par le feu de manière saine. Cessons de croire aux informations officielles : nous, nous savons que la justice sociale passe par un bon feu de joie alimenté par des livres. Des émeutes… ah ah ! Comme si nous n’entendions pas la vibration, l’appel, en provenance de R’lyeh !

Nous n’écrirons pas seulement le futur, nous réécrirons le passé ! Les Grands Anciens, c’est fini. Iä, Iä; Cthulhu fhtagn !

La voix d’un idéal

Etiez-vous là, à Venise, lorsque Schopenhauer, Chateaubriand et Byron y résidaient ? Non évidemment. Et vous ne les avez jamais vus ailleurs réunis, pourceaux prosaïques que vous êtes, misérables humains, odieuses fanges rassemblées en complexions simiesques.

Moi non plus je n’étais pas stricto sensu présent à Venise à cet instant où j’aurais pu trouver des interlocuteurs à peu près valables, infiniment plus agréables que vous, mais je les ai toujours auprès de moi, ces gens avec qui je peux deviser tout comme il est impossible de le faire avec vous.

« Menteur ! Arrogant ! Allez vous me qualifier.

« Tu es comme nous, un humain, allez-vous vous fourvoyer.

Je vous maudis tous, bande de personnages réels, et m’en retourne, après vous avoir craché à la gueule, à mon état imaginaire, là où se peuvent trouver des gens de bon esprit et de bonne langue, dans ma bibliothèque.

Une nouvelle voix avec laquelle hurler

A travers ma vie tremble sans plainte,

Sans soupirs, profonde et sombre, une douleur.

De mes rêves la pure neige en fleur

Bénit mes jours les plus silencieux.

 

Mes plus souvent la grande question croise

Mon chemin. Je me fais petit et passe

Froid devant elle comme près d’un lac

Dont je n’oserais mesurer les flots.

 

Puis une souffrance en moi descend, morne

Comme le gris de nuits d’été sans éclat,

Percée d’une étoile scintillante – ça et là – :

 

Mes mains tâtonnent alors vers la mort

Car j’aimerais tant prier en des sons

Que ma bouche brûlante ne peut trouver…

 

Franz Kappus (modestement amélioré par F. Thievicz)

 

Vous êtes dans la norme, pas de soucis !

Cet homme-là, j’en suis jaloux jusqu’à m’en faire tourner la bile. Il est idiot, nous n’en discuterons pas, mais qui vous dit qu’un homme normal ne devrait pas être un idiot – qu’en savez-vous ? Peut-être même est-ce très bien.

Fédor D.

Donnez-moi une scie assez longue et je vous couperai le monde !

Tant qu’il existera des lames de scie assez longues il y aura des arbres assez épais pour être coupés.

C’est logique, pensez-y : l’univers est né pour l’humain, le temps est apparu pour l’humain, les étoiles, le soleil, la lune, la gravité, la pluie, le soleil, les saisons, les plaines et les montagnes, tout est là pour l’humain, afin de le servir. Alors vous pensez bien que la végétation n’aura jamais l’audace ni l’impolitesse de ne pas faire l’effort de s’adapter aux inventives technologies de ceux qui sont fait à l’image du dieu qu’ils ont fait à leur image…

L’apocalypse est proche, vive l’apocalypse !

Bien chers frères,

Ne voyez-vous donc pas l’évidence ? Ne comprenez-vous donc pas ?

Les bolides que vous nommez OVNI ne vous rappellent-ils pas la forme de la Sainte Hostie ? Jésus n’est-il pas monté au ciel en prévenant qu’il allait revenir ? Vous voyez des objets célestes qui se déplacent tels des anges à la vitesse de la pensée, et pourtant vous ne croyez pas que ce sont là des vaisseaux christiques ? Les églises, vues du ciel, ont la forme d’un crucifix, ce n’est pas pour rien !

Le jugement dernier est proche. Les messagers astraux survolent nos contrées pour nous prévenir que l’apocalypse est proche, que nous devons communier, et, surtout ne pas oublier que, comme l’a dit notre seigneur Jésus Christ Roi des Juifs :  » Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer au royaume de Dieu.  » Empressez-vous de vous débarrasser de vos richesses ! Il y a pour cela des solutions : de braves gens se sont portées volontaires pour prendre en charge nos fardeaux, ils seront damnés pour l’éternité afin que nous puissions jouir du Paradis. Je vous conseille tout particulièrement le saint homme Thievicz, il est là pour nous sauver des Enfers ! Achetons tous ses livres et préparons-nous à la béatitude éternelle !

Hosanna, alléluia !

Jorge Mario Bergoglio,

alias Pape François

Actes 1:1-11

Jésus monte au ciel
Les apôtres sont donc réunis avec Jésus et ils lui demandent : « Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir le royaume d’Israël ? » Jésus leur répond : « Vous n’avez pas besoin de connaître le temps et le moment où ces choses doivent arriver. C’est mon Père qui décide cela, lui seul a le pouvoir de le faire. Mais vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout du monde. »
Après que Jésus a dit cela, il monte au ciel sous les yeux de ses apôtres. Ensuite, un nuage le cache, et ils ne le voient plus.
Mais pendant que Jésus s’éloigne, les apôtres continuent à regarder le ciel. Tout à coup, deux hommes en vêtements blancs sont à côté d’eux. Ils disent aux apôtres : « Hommes de Galilée, vous restez là à regarder le ciel. Pourquoi donc ? Jésus vous a quittés pour aller vers le ciel. Et il reviendra de la même façon que vous l’avez vu aller vers le ciel. »

Le baptême du Christ – Aert De Gelder, 1710

La spirite

« Est-ce bien ici la divination ?

– Installez-vous, madame.

– Mais, vous n’êtes pas une escroc, au moins ?

– Commencer, comme le ferait un charlatan, en disant que la première lettre du prénom de votre époux décédé était un M.

– Oh !

– Puis prononcer son nom, puis tâtonner, comme tous les faux médiums en glanant des informations que vous trahiriez pour que je puisse vous faire tout un laïus sur le fait qu’il se tient à côté de vous, qu’il vous dit qu’il vous aime, qu’il vous attend, qu’il veille sur vous, qu’il regrette de ne pas vous avoir assez dit tous les sentiments qu’il entretient encore à votre égard…

– Vraiment ?

– Non, je ne procède pas ainsi !

– Vous voyez tout cela dans votre boule de cristal ?

– Avez-vous bien fait une offrande d’or et de diamants à la déesse Isis ?

– Certes, oui, j’ai placé tout ce qui m’avait été demandé dans l’urne au pied de la statue égyptienne.

– C’est primordial, car une fois l’offrande faite…

– Elle vous parle !

– Non : vous ne pouvez plus rien récupérer car vos bijoux partent dans un coffre scellé dans l’étage inférieur.

– Et mon époux ?

– Il a trépassé dans d’atroces souffrances.

– Terribles !

– Chez vous, durant la nuit. Il a suffoqué, hurlé, s’est tordu de douleur, comme possédé.

– Comment le savez-vous ?

– C’était un nigaud qui me consultait, comme la plupart de ceux dont les épouses viennent ensuite me voir en espérant parler à l’âme inexistante de leur amour perdu. Je l’ai empoisonné parce qu’il se faisait trop avares en prétentions concupiscentes et trop pingres en donations pécuniaires.

– Plait-il ?

– Oh n’y voyez aucune solidarité féminine, c’est juste que je suis une esthète : les mâles me dégoûtent et j’ai besoin d’avoir de quoi entretenir un certain train de vie. Mais désormais que vous voilà veuve… »

 

 

Au-delà

Que se passe-t-il dans la tête des éditeurs ?

Cependant que des bijoux littéraires s’écrivent actuellement, ils dépoussièrent de vieilles choses lamentablement dépassées par nos contemporains virtuoses de la plume.
Le cycle de la branche rouge, par exemple, récemment édité par Terre de Brume. Passons-le en revue : en une Irlande peuplée de druides, de guerriers et de trouvères, se déroulent des faits qui ne nous renvoient à rien d’actuel. Nulle sociologie ni psychologie filée dans le récit, seulement de la magie, des faits épiques, des tueries, des fantaisies ineptes, dignes des récits de la table ronde déjà fort indigestes et inutilement violents. Pas de bien contre le mal ! Pas d’histoire d’amour ! La langue est usée, compliquée, pleine d’expressions comme « pour ce que » ou « souventes fois » qui ne veulent rien dire. Des mots qui n’existent pas comme : trouvère, fèvre, ost, féal, avaricieux, apparié, hardie, aînesse, onques, mander, harde… L’éditeur ne sait pas faire de relecture ? Ces mots je ne les ai jamais vus dans tous les livres que j’ai lus.
Il y a une disparité des genres insolentes car la belle place n’est presque exclusivement faite qu’aux guerriers mâle. Pire : c’est un entre-soi racial écœurant, on n’y trouve qu’Irlandais et Ecossais, une apparition très brève de Norvégien, mais rien d’autre, que des blonds ou des roux, que des blancs (mais attention : les races n’existent pas). Pourquoi l’éditeur n’a-t-il pas fait comme dans nos belles productions cinématographiques modernes en intégrant de la diversité culturelle, anachronique mais tellement plus correcte moralement parlant, ou du moins quelques particularismes sexuels ? Un gay mulâtre en guise de picte, une sorcière transsexuelle aux yeux bridés, un druide qui prierait Mahomet… Bon sang, le respect de la diversité ça existe ! On a bien mis Aladdin (qui est chinois) dans Les mille et une nuits…
Rien n’est crédible. Des frères veulent se faire décapiter par une même épée, on se jette des têtes coupées lors des festins pour se défier, la magie oblige les gens à faire ce qu’ils ne veulent pas, on tue par cinquantaines sous l’effet de la colère, des femmes sont vierges alors qu’elles ont plus de quinze ans… A quoi ça me sert ? Est-ce que je comprends mieux mon voisin en lisant ceci ? Est-ce que je me sens mieux à la fin de cette lecture ? Est-ce que ça me renvoie à mon expérience immédiate et prosaïque ? Est-ce que les grands intellectuels, tels B.H.Lévy, Jacques Attali, Rosa Parks, Marlène Schiappa, ont eu besoin de ce livre pour devenir les génies qu’ils sont ? Non, non, non et non.
Et puis ça va trop vite, on se retrouve avec des histoires qui prendraient des milliers de pages si elles avaient été développées par nos écrivains modernes, on aurait eu des trilogies là où, ici, il n’y a que cinq pages. Les traits psychologiques ne sont pas tartinés sur des dizaines de chapitres, il n’y a aucune intrigue politique, aucune allusion freudienne, rien n’est mignon, rien n’est connoté moralement, les descriptions des paysages et architectures sont laissées à la discrétion du lecteur qui doit faire un effort d’imagination insurmontable.
Ce genre de récit a, prétendument, inspiré Robert E. Howard. Certes, peut-être, mais c’est une assertion qui n’a été approuvée par aucun expert mondial de l’auteur. Et, tant qu’à lire ce qui a rapport à Conan, je préfère lire une étude psychanalytique sur le névrosé de Cross Plain, l’une des quarante éditions de Conan ou l’une des bandes-dessinées Conan !
Non, vraiment, il faut boycotter ce genre de livre car ils n’a rien d’actuel, aucun universitaire ne s’y intéresse, et on ne peut pas se le faire dédicacer. Je préfère regarder les top des ventes fantasy sur les sites de vente en ligne, car la majorité a toujours raison.
Honte à Terre de brume, en plus ils ne sont pas disponibles sur amazon et ils n’éditent pas en version numérique.

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