Sa main avait lâché son épée, de toutes manières elle était inutile désormais qu’il n’avait plus ces cartouches à éther que lui avaient mises au point Conan Doyle, le célèbre scientifique dont l’œuvre littéraire leurrait depuis toujours les milices concernant ses activités de résistant de l’Alliance contre La Ligue Des Tyrans.
George Méliès, les yeux baignés de larmes, songea aux insultes dont il fut victime lorsqu’il prit pour épouse une fée de la Confédération Onirique, de l’étoile blanche dont celle-ci avait dû arborer sa baguette magique ; il revit défiler devant ses yeux les atrocités perpétrées par les troupes du maréchal Adolf Hindenburg, il entendit les hurlements des joueurs d’harmonica de verre lorsqu’ils se firent piétiner par les automates nucléaires de Samaël et Lilith Curie, il sentit le parfum des cheveux de Sarah Bernhardt lorsqu’elle l’avait enlacé pour lui remettre les codes secrets du sous-marin du Capitaine Nemo.
Alors, il se releva, et, dans un élan héroïque, hurla  » Au nom de la liberté, de légalité, de la fraternité et de la reine Victoria ! « . Il se jeta avec une fougue gothique sur le ténébreux Baron Noir qui riait devant les flammes de son zeppelin qui s’était écrasé sur le dernier couple de dodos du monde. S’en suivit un combat durant lequel Méliès glissa malicieusement à l’oreille de son adversaire  » Vous luttez contre les nains, contre les elfes, contre les fées, mais seuls les hommes commettent des barbaries contre les hommes et les femmes ». Et le cœur de pierre du Baron Noir dut avoir gardé un semblant d’humanité car il retint l’un de ses coups de cravache enduite d’absinthe empoisonnée, assez pour laisser à George le temps de passer un nœud coulant aux pieds de l’infâme personnage et s’enfuir tandis que Nadar, après lui avoir adressé un clin d’œil, déclencha son flash electro-lumineux dévastateur sur le champ de bataille.
Enfin triomphaient les partisans, enfin les peuples libres de l’Alliance pourraient retourner à leurs vies, à leurs fiacres, à leurs becs-de-gaz, à leurs chapeaux haut-de-forme, à leurs rouflaquettes, à leurs trains et bateaux à vapeur, à leurs alchimies innovantes. La menace était enfin vaincue…
Mais jusqu’à quand ?


4° de couverture du tome 15 :
George Méliès et sa femme se sont enfin mariés et vivent dans le bonheur d’une démocratie moderne où vient d’être inventée l’automobile à moteur à explosion moléculaire. Mais un certain télépathe du nom de Huysmans prétend avoir capté l’énergie délétère du cadavre de Robespierre qu’un vampire des Carpates en visite à Londres aurait ramené à la vie dans un sombre dessein.

Et si le Roumain se mettait en tête de ranimer le Baron Noir et Adolf Hindenburg, la liberté pourrait bien être menacée. Mais où sont leurs dépouilles ?

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Cet article a été publié le mercredi 31 mai 2017 à 9 h 19 min et est classé dans Non classé. Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article en vous abonnant au flux RSS 2.0 des commentaires. Vous pouvez faire un commentaire, ou un trackback depuis votre propre site.

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