Les loups verts

De la Sologne sauvage à l’Allemagne nazie, l’Europe, en 1944, n’est plus qu’un vaste champ de bataille, dévasté par la haine et la folie guerrière. Violence, cruauté et bestialité semblent les seules valeurs capables d’animer les hommes, transformés en hordes de loups. Comment,  » même si l’on est un bateleur de chimères, trouver un sens à une existence écrasée par la barbarie ? Claude Seignolle, conteur de l’étrange, dont la plume est un scalpel,  » malade du voir et amoureux du dire « , nous fait revivre, dans une saignée d’images, son périple halluciné au travers d’une époque où le cauchemar tient souvent lieu de réalité. L’auteur des Évangiles du Diable offre ici un récit dont l’atmosphère fantastique se mêle à l’expérience vécue.

Marabout Gérard & Cie, 1970,
182 pages

Marabout Gérard & Cie, 1980,
182 pages

Paris, Le Griot, 1990, 182 pages

Cartouche, 2006, 211 pages

Un Homme nu

Troublantes apparitions, hallucinations en chapelets, peurs et légendes l’univers si particulier de Claude Seignolle est là. Mais, cette fois, le  » rassembleur de mœurs, traditions, croyances et récits des campagnes françaises  » va plus loin dans la géographie et dans le temps, il nous entraîne, par les collines de l’Est, à la rencontre de noces pour le moins diaboliques en des jours où, de la Lorraine au Wurtemberg, flottait la croix gammée. Un prisonnier nu dans l’hiver, des loups en uniformes, un peintre pickpocket, un Staline momifié en Christ sacrilège, un curieux régiment qui défile en musique dans les rues de Hambourg un jour de 1958… Tels sont quelques-uns des personnages de ce livre sorti de l’oubli. Et nous les suivons dans leur monde où le  » vrai  » et le  » faux « , comme toujours avec Claude Seignolle, nous mènent, avec le ravissement de l’effroi, jusqu’aux confins du fantastique.

Paris, E.P.M, 1961 ; 194 pages

Lucien Souny,  (18 mai 2007), 185 pages

La Gueule

Trois récits dont les deux derniers se situent en Suède et au Maroc, écrits en 1946 et 1950. Mais dès les premières pages, intitulées Les Kartoffeln, Claude Seignolle frappe un grand coup en racontant successivement sa mobilisation, son statut d’esclave dans une ferme allemande et enfin la résistance en Sologne.

Des pages emplies du poison de la seconde guerre mondiale et de ses horreurs, La gueule ou la faim d’un homme qui décrit l’abomination ultime de plusieurs années de captivité qui soit construisent ou détruisent l’homme.

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« …Les parois de son estomac replié s’étaient subitement décollées, faisant place vide, un vide aussi grand que l’intérieur d’un soufflet d’âtre paysan. Dès cet instant, la Gueule se trouva réveillée. Il sentit qu’une main rugueuse se glissait autour du sac de son estomac fait d’une peau douce si précieuse, au dedans tendre et irritable.

La main de la faim se mit à bien pétrir cette peau douillette. Elle serrait puis tordait comme la main du laveur de carrelage lorsqu’il essore la wassingue d’épais coton gris. »

 

 

 

 

 

 

 

Paris, Le Terrain Vague, 1959

Belgique, Walter Beckers, 1964

 

 

 

 

 

Zulma, 1999

 

 

 

 

 

 

France Loisirs, 1999

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Claude Seignolle, Août 44, en pleine Sologne du temps du la guerre et de la faim terrible qui prend l'homme au ventre, en retraite aux 4 vents de Presly dans le Cher, au milieu du milieu de la solitude végétale...
Huit jours avant il avait fait 7 prisonniers allemands et gardé le revolver de l'officier avec lequel il tua le grand cerf divin dans le seul but de se nourrir...

Claude Seignolle, complice du Professeur Nimbus

Infatiguable travailleur et grand curieux, Claude Seignolle dès 1937 profite de ses après midi de libre pour s’échapper de l’entreprise de textile de son père, pour non seulement parcourir les villages en vélo mais aussi les rues de notre capitale, en tant que journaliste pour le compte d’une agence de presse dont les portes lui furent ouvertes par l’humouriste Pierre Dac. Ses nombreux articles seront signés sous le pseudonyme de Claude Avril ou celui de Dixe, et paraitront dans le Petit Journal, le provençal, le petit Parisien, le Dauphiné Libéré, la dépêche de Toulouse mais aussi dans l’Est républicain.

Claude Seignolle, en compagnie du Professeur Nimbus.
Autographe d' André Daix du 29 Juin 1937, en souvenir d'un jour de grand soleil

C’est ainsi qu’il fera la connaissance d’André Daix, créateur du Professeur Nimbus qui l’incorpora, dans son équipe de Gagmen installée rue blanche, tout en augmentant le rendement de Claude Seignolle par de bonnes bouteilles.

Claude Seignolle sera aussi l’objet de nombreux dessins de la part de DuboutSoro, mais aussi de Cariset.

Claude Seignolle, stylo à la main semble dévorer des yeux une jeune et belle inconnue

L’histoire du Professeur Nimbus:

André Delachenal (1905-1976), Sous le pseudonyme d’André Daix créa en 1934 le professeur Nimbus, savant, distrait et muet. pour Opera Mundi et le quotidien Le Journal.
Il connaitra une très longue existence avant de disparaitreau bout de 13311 histoires.

André Daix devra s’effacer à la Libération . Ce cher professeur sera donc repris par d’autres auteurs – dont Paul Winkler, Rob Vel, le père de Spirou – qui signent tous du même pseudonyme : J.Darthel. C’est Pierre Le Goff qui sera le dernier dessinateur, de 1981 au début des années 90.

L’Antre de Claude Seignolle

Carcans de béton et impitoyables modernités n’ont aucune prises sur la demeure du maître ès curiosités. C’est un musée de l’étrange et de l’insolite où statues divines et plantes multicolores côtoient les secrets et les mystères des grands de ce monde.Sanctuaire enveloppé et protègé par une lumière tamisée, qui révèle aux visiteurs des milliers de livres et classeurs, autant d’âmes sauvées par Claude Seignolle, qui n’ont jamais vraiment goûté les lèvres amères de l’oubli, fidèle allié de la puissante faucheuse…

Dès le seuil franchi, le visiteur devient passager clandestin d’un voyage dans le passé qui provoquerait envie et désir pour tout lecteur d’H.G Wells.

Prenez place mon cher Ami , par cette phrase Claude Seignolle suspend le temps et par le son de ses paroles semblable à la mélodie d’un Paganini, vous emporte en une lointaine contrée dont il est le seul gardien. Par ses mots qui ouvrent comme d’innombrables clés les portes d’un lointain passé, les heures se transforment en minutes, puis en une poignée de secondes. Chronos ne peut qu’abdiquer face aux mélodies verbales du dernier des conteurs.

Claude Seignolle vainqueur du temps qui passe, ultime rempart contre les crocs du Vampire de vie, est le dernier recours contre les infatigables Parques chargés de trancher les fils de nos existences impies.

Elément immuable dans un monde de tempêtes technologiques de glaces et d’acier, il est tel le chêne retenant par ses racines notre terre de traditions et de coutumes, limon de notre humanité.

Les Anciens savaient lever le voile des mythes ancestraux, ils appelaient cela voir le Dieu Pan… Digne successeur, héritier de ce savoir, Seignolle nous livre à travers son sanctuaire, les paroles de milliers d’êtres qui nous susurrent à l’oreille, souviens toi et ne m’oublie pas …

Je suis plusieurs, tel se définit Claude Seignolle, infatigable travailleur et collecteur de mille et une mémoires. Mais devant votre colossal travail, fruit de 70 ans d’efforts , je n’ai pas peur de vous dire … Monsieur Seignolle, vous êtes légion.

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En dépit de la grisaille Châtenaysienne, au programme, un billet de non-retour dans un Nord plus glacial encore qu’à l’ordinaire…. Brumes seignolliennes, que nous connaissons tous plus ou moins bien, d’ailleurs… Mais aussi chaleur obscure, indéterminée, qui perçait, atténuant les frissons humides de l’air parisien ; une émotion (fantastique?) qui « scandalisait » le monde dans lequel je semblais vivre… Après avoir grimpé les x marches des 4 étages du mauvais bâtiment, et les avoir, de ce fait, redescendues au plus vite ( sous le coup de l’angoisse montante qui agissait en moi comme un démon de torture, mais que je ne voulais cependant m’avouer…), je me fis guider au téléphone par Claude Seignolle, jusqu’à l’ascenseur, que dis-je, jusqu’à la porte de son antre… Porte qu’il venait d’ouvrir à ma curiosité alors que j’étais encore dans l’ascenseur, craignant d’ouvrir la porte qui me retenait prisonnière et en même temps plus libre que jamais comparé à ce qui m’attendait!!!

Il me reçut donc sur le pallier avec une grande joie…
Respiration profonde avant de sentir mes membres défaillir. Je laisse tomber mes sacs et me voilà dans son univers flamboyant de mystères et de savoir… Il est là, le sachant fait homme au regard pétillant de malice et il s’impose à mon inculture frémissante de curiosité… Une voix multiple sourd de ces murs couverts de mots, tapissés de florilèges, emprunts de poésie… et malgré tout en moi un long silence se fait…L’inexprimable, tout est bel est bien au-delà des idées que l’on peut se faire de ce « grenier », aussi merveilleuses qu’elles soient…Mon regard voltige… Le vertige du roseau qui plie devant la robustesse d’un chêne éternel aux racines profondes à qui l’on a confié la légende des siècles, mille secrets, mille vies, mille frayeurs et puis, et puis, un Baiser… Il est là qui m’indique le chemin et mon pas prend son envol comme pour échapper au premier obstacle: cette marche traîtresse qui donne l’accès au trésor…

Je ne sais où donner de la tête, le mythe prend forme devant mon regard figé de bonheur…
Il est là parmi les livres, plus rayonnant encore que je ne l’avais imaginé, il se dresse parmi les livres, les classeurs empilés et ordonnés, les statues amies, les grandes figures d’antan, les tableaux, les objets, tout un monde « magique » qui se créée autour de moi comme un théâtre de personnages…Laissant planer l’ombre de l’angoisse, du doute, du frisson mais aussi étrangement du bien-être comme si notre conscience avait de tous temps été vouée à ce genre de sensations… Il me dit de crier sur les toits de Châtenay qu’il est beau et il l’est, j’approche de la fenêtre et je le hurle afin que personne n’en doute jamais…
Et puis…

Il y a l’homme, le grand-père de toujours, que je retrouve après plus d’un siècle, après m’être mise à mon tour en quête de son pas de « collecteur d’âmes » … Je retrouve au même instant, sur le sol, un timbre représentant le portrait de Chopin, qu’il me signa lui-même, comme pour sceller notre amitié en y ajoutant: «  De la part de Frédéric à la petite fille (future) de son dépositaire Claude Seignolle » , je ferme les yeux à sa demande et à cet instant même, je sens sur mes lèvres, le baiser de cet immense artiste dont Claude se fait témoin, en parvenant prodigieusement à traverser les âges pour nous en ramener le meilleur…. Le baiser du passé, le baiser du ressouvenir… Que dire? Que penser même? Je crois qu’il m’est incapable de prononcer le moindre mot, je viens de retrouver ce grand-père dont le nom m’était encore, il y a neuf mois, dangereusement étranger…

Je sais que ce sceau de Chopin, offert le 3 mars de 1849, découpé en forme de cœur par la main de mon grand-père, sera archivé à jamais, transmis à volonté, par ma parole….
Ma main qui déjà ne tremble plus à l’unique idée de posséder l’impossédable, de traduire l’intraduisible, de pénétrer l’impénétrable, saisit sans plus s’interroger cette coupe de champagne que lui tend chaleureusement le meneur d’étudiantes et qui nous lie aussi à jamais… Le regard…

En ces quelques premières minutes, l’histoire avait déjà frayé en moi la voie des contes et des légendes, avait tissé la toile des superstitions… Que de tiroirs ouverts, refermés, et rouverts à mon attention méditative ! Et Claude Seignolle marche délicatement sur ces fils comme il caresse les cordes du violon du passé. Il analyse mon attitude tantôt passionnée, tantôt troublée, tantôt dubitative et moi j’observe son regard aussi riche de mystères que d’attentions et de sensibilité. En quelques instants son iris sombre m’invite à parcourir les ténébreuses rues parisiennes, St Martin, Rivoli, Quincampois, Maubuée, y apercevant la silhouette d’une jeune fille fuyante, insaisissable… Je me sens fondre d’émotions intenses et brûlantes comme le rouge souriant de sa robe, et finalement, comme envoûtée, je me laisse aspirée par la grandeur de l’église St Merry…Elle est passée par ici et son pas claque sur le sol pavé, les rats passent et repassent, bénissant son passage. L’immensité des demeures étreignent la ruelle, les porches maudits qui s’écoulent à la lumière des lampes au loin… Et je le sens la suivre comme un autre fantôme de moi-même à travers les sentiers d’un l’onirisme fécond…

J’entends cette voix résonner dans cet endroit rocambolesque, asphyxiant de beautés en tournant les pages du livre que je tiens entre les mains, la voix de l’homme qui la veille, dans l’antre me dit ceci:  » Et n’oublie pas que tu vas traverser la rue de Delphine… »L’autre » et peut-être la même,  » toi? »

Je suis tout simplement éberluée comme tous ceux qui sont passés avant moi dans les toiles seignolliennes. A la campagne ou à la ville, mon grand-père est là qui m’attend en toute simplicité, en toute complicité, assis confortablement devant l’écran des adaptations de notre grand ami Wronecki entre autres, attendant mes impressions (Alors qu’il réalisa avec trop d’indulgence que je n’avais pas encore lu le millième cierge! Quelle honte!) J’aurais dû être fouettée par son regard de cendre, mordue! Le jour suivant nous visualisons entretiens mais aussi films et rushs avec tout autant de passion qu’il n’en faut pour les écrire ou les lire… Et je sens là toute la satisfaction d’un homme comblé…

Il m’emmène sur la tombe de sa famille, toute l’enfance sorcière y vit, s’y meut d’admiration pour l’enfant-roi, le vendeur de fleurs du coin des rues de Châtenay, le petit polisson des forêts devenu le grand sachant que l’on connaît… Il cligne de l’œil au fossoyeur-ami comme pour lui dire adieu et au plus tard possible, le sourire aux lèvres et la malice au coin de l’œil…. Il m’emmène chez son libraire ou il est exposé à juste titre comme le maître des maîtres…
Il m’emmène au bureau de tabac, où il achète son journal, à la boulangerie, à prisunic, histoire de faire quelques courses, mais cela personne ne le croira….Mais Claude Seignolle est ben et bien un diable d’homme!!

Enfin, dernier après-midi, un petit tour au sein des dossiers d’écritures, de lettres et de paroles précieuses de nos ancêtres me laisse abasourdie et médusée à la fois. Je sens mes yeux parcourir à loisir ces rangées de classeurs d’autographes surlignant les siècles voire les années avec précision, afin de les fixer à jamais, n’omettant aucun détail de vie… Une plongée dans le mythe Rousseauiste, un petit tour à cheval en compagnie de la pucelle d’Orléans, un voyage au creux des chimères Baudelairiennes et l’entretien touche à sa fin, dans une demi-heure, mon passage en Seignolland ne sera plus qu’un souvenir heureux, un album photos, une série de quelques cassettes audio, quelques dédicaces de plus…Et surtout le souvenir d’un grand-père de plume fantastique, surprenant, éternellement jeune, dont le sourire indélébile est inscrit sur les pages de mon mémoire…

Le souvenir d’un grand-père « dont le regard et la chevelure troublante justifient sa rime divine… » Un grand merci pour ces instants percutants de mots, de joies, de vie, d’émerveillement… Tout ce à quoi il m’a convié le temps de quatre jours inoubliables!

Delphine, Février 2001

Claude Seignolle conteur de l’étrange dans La Grande Oreille n°70 , été 2017

Cet été, un mystérieux sortilège a frappé la rédaction… L’étrange imaginaire d’un curieux conteur, unique en son genre et tout juste centenaire, est venu hanter La Grande Oreille. Impossible d’y échapper ! Envoûtés par son univers extraordinaire et par la singularité de son écriture, nous avons conclu un pacte diabolique : rendre hommage à Claude Seignolle, écrivain du fantastique, passeur de mémoire, celle du monde paysan du XIXe siècle… mais aussi du Paris d’avant-guerre. Sorcières, guérisseurs, meneurs de loups, objets maléfiques sont revenus d’un brumeux passé empreint de magie, que l’on aurait pu croire éteint, pour habiter ces pages et pour les faire vibrer. L’œuvre de Claude Seignolle, véritable trésor, est injustement méconnue. Elle ne demande qu’à être transmise, partagée, à rester vivante. La parole propre à l’univers du conte relie les êtres humains, donne du sens aux sociétés, nourrit l’homme contemporain et permet de structurer la pensée. Ces richesses sont aujourd’hui directement menacées avec l’annonce de la suppression des financements accordés au Conservatoire contemporain de littérature orale (CLiO). Unissons nos voix pour défendre ensemble l’oralité et les arts de la parole, ainsi que les structures culturelles d’utilité publique qui s’attachent à les promouvoir. Entretemps, laissez-vous ensorceler par les récits de Claude Seignolle et séduire par ce nouveau numéro tout en couleurs !

La rédaction.

Une série d’interviews de Claude Seignolle

Claude Seignolle et les Forces noires

Sa rencontre avec Marie la louve

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Claude Seignolle – Variances, 1971

Ce reportage qui propose une rencontre avec Claude SEIGNOLLE nous entraîne dans l’univers fantastique de l’auteur. Conteur de récits fantastique, sorcier, folkloriste, écrivain ? Sait-il lui même ce qu’il est réellement ? Des photos de ses rencontres avec des personnages comme un sorcier, des photos de l’auteur et de sa famille, des extraits de journaux, des dessins, des gravures, des tableaux et des interviews de ses admirateurs comme Lawrence DURRELL, Didier GARANGUER, Philippe VENAULT et Brigitte AVICE permettent de mieux cerner la personnalité complexe de cet auteur. Claude SEIGNOLLE relate dans un café du quartier des Halles la découverte d’un sorcier qui lui avait montré la première édition de son livre « Les Evangiles du diable ». Lawrence DURRELL se souvient qu’il l’a d’abord connu en tant qu’ethnologue. Il ne savait pas qu’il était aussi un loup garou, un type étrange dans la tradition ésotérique du diable. Claude SEIGNOLLE interviewé chez lui avait deux grand-mères conteuses. Le diable avait dès son enfance une place importante. Il explique comment on devient sorcier et évoque la question de l’envoûtement

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Comment devenir un loup-garou ? – Archive INA