Si lorsque rien n’est vrai tout est permis
est-ce que lorsque tout est vrai rien n’est autorisé?
Vous n’avez jamais osé ne serait-ce que l’espérer : avoir Suicide Club et Autres Curiosités signé avec une dédicace.
Où, quand, comment?
Je serai présent à la coupe du monde de couture en tant qu’entraîneur des équipes de broderies de poupées (catégorie vaudou), ligatures de têtes réduites, broderie/crimes/cancans, bonnet ukrainien, ainsi que l’épreuve reine : monogrammes de serviettes pour le laudanum time.
F. T.
Au mieux on nous répudie. On souhaite déporter, isoler, éloigner tous ceux qui sont comme moi, avec pour dessein de nous exterminer. Lorsqu’on nous croise on change de trottoir, on fuit, on crie, on sort des armes et on nous tire dessus.
Nous sommes « nés » ainsi, qu’y pouvons-nous?
Et nous devons bien nous nourrir, comme vous vous devez vous aussi vous nourrir… Vous avez les des troupeaux que vous élevez pour mieux les abattre et vous en délecter, vous avez ôté les autres prédateurs pour que tout les gibiers soient vôtre; bien, d’accord… Mais pour nous, c’est vous notre gibier, vos enclos sont vos villes et villages, laissez-nous vous manger et cessez d’en avoir après nous! Ce ne serait que respecter ce que vous appelez la loi de la nature. Certes, comme vous, nous pourrions nous contenter de fruits et légumes, mais, pouah, vous avez si bon goût!
Ps : Les cimetières sont nos propriétés privées, nous les avons achetées légalement avant de renaître (ou « de ne pas mourir », nous n’avons pas encore décidé du terme le plus approprié); les panneaux « respectez les morts », ils sont faits pour qui?!
Vampires, revenants, zombies, manifestations métapsychiques, etc, nous sommes des êtres vivants… enfin plus ou moins, mais nous méritons d’être traités comme tel! Mettez-vous un peu à notre place, que feriez-vous?
« Combien sommes-nous à nous affliger que les grands de ce monde n’aillent pas consulter les fous?
– Probablement autant que ceux qui pensaient qu’il était avilissant pour Alexandre d’aller se faire insulter par Diogène le clochard.
– Dans les époques à suivre on nous considèrera peut-être, nous et nos contemporains, comme des individus dignes, décents, instruits et honorables.
– Que voulez-vous, même la décadence est relative.
– Bah, la vie est absurde de toutes manières, alors pourquoi pas… pourquoi pas la dignité, la décence, l’instruction, l’honorabilité, la religion, pourquoi pas la politique, pourquoi pas la corruption, l’ascétisme, l’hédonisme, les plumes de coq, les poux atomiques, les martiens tripodes, les greffes de carottes sur les crânes chauves, les ongles peints, les femmes à barbe, les dieux en nouilles, l’impôt sur les voyelles…
– Nous nous égarons!
– Certes, mais c’est que je tente de donner des raisons aux futures générations de nous mépriser, de nous pendre en pitié et aussi de nous honorer.
– En divaguant?
– La philosophie ce n’est que cela : de la divagation. Reprenez donc une cuillère de cette confiture de haschich et philosophons! »
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