Articles tagués ‘spectre’

15
Mar

Nous ne cèderons pas!

   Ecrit par : heresie   in Non classé

Les sinistres contours du château se dessinaient sur le crépusculaire firmament violacé. A l’intérieur du terrible édifice, de blasphématoires ombres spectrales commençaient à apparaitre derrières les fenêtres.

Nous savions qu’une menace était ici à l’œuvre. Nous nous tenions en embuscade, prêts à sévir contre les forces du mal…

… Quelques minutes plus tard les présences hostiles avaient été vaincues aussi facilement qu’à l’accoutumée, les corps entassés et enduits d’huiles. On entendit bien une voix gémir mais cela ne suffit pas à arrêter mon geste de jeter la lampe à pétrole qui, en se brisant, enflamma le tas d’exorcistes.

Le mal avait été écarté, mais pour combien de temps ? Combien de temps avant qu’un nouveau propriétaire se plaigne des fantômes, des revenants, et des autres créatures qui hantent les lieux ? Combien de temps avant qu’un architecte décide de rénover ? Combien de temps avant que… Bah ! Tant qu’il restera du combustible nous lutterons !

2
Fév

Voyager léger

   Ecrit par : heresie   in Non classé

« Peux-tu partir du jour au lendemain sans avoir à te charger ni rien regretter? Car ne l’oublie pas : tu vas devoir t’en aller sans rien, pas même ton corps. »

Un fantôme flottant au pied de mon lit, enveloppé de ténèbres, sans forme mais me ressemblant étrangement

14
Oct

La maison hantée

   Ecrit par : heresie   in Non classé

« Mais que votre teint est pâle, n’aviez-vous pas dit que vous alliez prendre le soleil et les eaux à je ne sais quelle ville thermale?

– Si, les eaux étaient merveilleuses, que des gens très comme il faut, le soleil n’a jamais été voilé par le moindre nuage…

– Mais vos mains tremblent. De quelle tragédie êtes-vous donc victime?

– Oh, je n’ose le dire!

– Confiez-vous, cher ami.

– C’est que lorsque je suis rentré chez moi j’étais exténué par le long voyage en train et en fiacre, il faisait nuit, mes domestique étaient absents… Je suis tout de même allé me coucher, sans boire d’infusion ni allumer la moindre bougie, ni m’être déchaussé, ni m…

– Bien, bien, personne pour vous servir, mais ce n’est pas une raison pour suer à si grosses gouttes et faire perdre à votre peau sa décadente teinte hâlée de saison estivale…

– C’est que dans mon sommeil j’ai commencé à entendre des rires. J’ai cru mes domestiques revenus, même si je ne reconnaissais le timbre de leurs voix. Je les hélai mais ils ne répondirent pas, bien au contraire un grand silence se fit, un silence terrifiant.

– Et ensuite?

– Ensuite je suis resté sous mes draps. J’ai pu saisir dans les ténèbres un objet qui me parut faire office d’arme, et j’attendis.

« Des animaux chimériques, des visages abjectes parodiant l’humanité, des corps simiesques s’éventrant les uns les autres, tout cela se jouant sur le mur tandis qu’un spectre apparut au seuil de la porte qui s’était ouverte en grinçant sur ses gonds, une phosphorescence armée d’une longue dague ensanglantée, présence sardonique sans visage mais ne pouvant cacher ses sombres desseins.

« Puis ils rirent, de terribles éclats de rires comme peuvent en moduler les hordes barbares lorsqu’elles montent à l’assaut. Des chaos de chaines que l’on roulait au loin, des hurlements, des enfants dialoguant entre eux, une prière païenne, des litanies impies…

– Mais qu’avez-vous fait alors?

– J’ai pleuré, j’ai enfoui ma tête sous mes draps et j’ai pleuré tandis qu’on détruisait la vaisselle, le mobilier, qu’on rampait aux murs dans cette atmosphère glaciale. Voyez : j’en ai conservé de telles gerçures que le froid devait être pour le moins intense.

– Étrange que le Club de Curiosité n’ait rien vu, ils sont restés dans le kiosque de votre jardin tout la nuit. Ils y sont même probablement encore, ils vous attendaient pour le concert sur viole de terre que vous deviez offrir à la constellation de la Lyre…

– Bouge de bougre! C’est qu’alors ils m’ont joué un sale coup! »

Nous nous rendîmes à la rue F…. et trouvâmes embusqués les membres du Club, surpris de me voir avec notre victime.

« Pardon mais vous m’avez déjà infligé la nuit la plus cauchemardesque de ma vie!

– Pas du tout : toute la soirée nous avons veillé en silence, puisque les instruments sont dans la maison et que nous n’avions les clefs; mais rien : personne n’est passé. Vous deviez pourtant donner ce récital astral avec nous!

– Par contre, ajouta Riviera, vos voisins ont fait un boucan de tous les diables!

– Mais je n’ai pas de voisins, ils sont morts depuis 10 ans exactement et leur maison tombe en ruine…

– Alors c’est qu’hier soir vous avez dû confondre votre maison avec la voisine et… »

 

10
Mai

Cadavres, ne manquez pas d'air

   Ecrit par : heresie   in Curiosités

Si vous ne manquez pas d’air, empuantissez des cuivres à pistons, sinon amusez les chats et les spirites à errer ci et là, spectres que vous êtes – et si vous ne l’êtes pas encore ne l’oubliez pas, car vous le serez.