Archive de la catégorie ‘Non classé’

19
Août

Il est mort mais il attend en rêvant…

   Ecrit par : thievicz   in Non classé

 

Iä, Iä,

Il ne serait pas improbable qu’un nom vous soit familier dans le second volume d’une anthologie à venir…

https://fr.ulule.com/sur-les-traces-de-lovecraft/

 

 

18
Août

Vanité

   Ecrit par : thievicz   in Non classé

29
Juil

Vampire Polonais

   Ecrit par : F.Thievicz   in Non classé

TOMISKI LE VAMPIRE

28
Juil

Lectures miraculeuses

   Ecrit par : thievicz   in Non classé

Béatrice Apathie, neurasthénique bien connue des services de la Clinique Charcot, était moribonde et était en passe de périr suite à un sévère ramollissement cérébral.

Une cure de lectures de Deux Zeppelins plus tard, la voilà aussi vive et heureuse qu’une esclave en congés-payés sur une plage de déchets grouillant d’humains.

Vous aussi, venez à bout de votre spleen, de votre taedium vitae et de tous ces tracas existentiels, lisez Les Deux Zeppelins

 

Effet garantis ou remboursés. Conditions de remboursement de ces lectures gratuites sur simple demande écrite en 12 exemplaires.

Sa main avait lâché son épée, de toutes manières elle était inutile désormais qu’il n’avait plus ces cartouches à éther que lui avaient mises au point Conan Doyle, le célèbre scientifique dont l’œuvre littéraire leurrait depuis toujours les milices concernant ses activités de résistant de l’Alliance contre La Ligue Des Tyrans.
George Méliès, les yeux baignés de larmes, songea aux insultes dont il fut victime lorsqu’il prit pour épouse une fée de la Confédération Onirique, de l’étoile blanche dont celle-ci avait dû arborer sa baguette magique ; il revit défiler devant ses yeux les atrocités perpétrées par les troupes du maréchal Adolf Hindenburg, il entendit les hurlements des joueurs d’harmonica de verre lorsqu’ils se firent piétiner par les automates nucléaires de Samaël et Lilith Curie, il sentit le parfum des cheveux de Sarah Bernhardt lorsqu’elle l’avait enlacé pour lui remettre les codes secrets du sous-marin du Capitaine Nemo.
Alors, il se releva, et, dans un élan héroïque, hurla  » Au nom de la liberté, de légalité, de la fraternité et de la reine Victoria ! « . Il se jeta avec une fougue gothique sur le ténébreux Baron Noir qui riait devant les flammes de son zeppelin qui s’était écrasé sur le dernier couple de dodos du monde. S’en suivit un combat durant lequel Méliès glissa malicieusement à l’oreille de son adversaire  » Vous luttez contre les nains, contre les elfes, contre les fées, mais seuls les hommes commettent des barbaries contre les hommes et les femmes ». Et le cœur de pierre du Baron Noir dut avoir gardé un semblant d’humanité car il retint l’un de ses coups de cravache enduite d’absinthe empoisonnée, assez pour laisser à George le temps de passer un nœud coulant aux pieds de l’infâme personnage et s’enfuir tandis que Nadar, après lui avoir adressé un clin d’œil, déclencha son flash electro-lumineux dévastateur sur le champ de bataille.
Enfin triomphaient les partisans, enfin les peuples libres de l’Alliance pourraient retourner à leurs vies, à leurs fiacres, à leurs becs-de-gaz, à leurs chapeaux haut-de-forme, à leurs rouflaquettes, à leurs trains et bateaux à vapeur, à leurs alchimies innovantes. La menace était enfin vaincue…
Mais jusqu’à quand ?


4° de couverture du tome 15 :
George Méliès et sa femme se sont enfin mariés et vivent dans le bonheur d’une démocratie moderne où vient d’être inventée l’automobile à moteur à explosion moléculaire. Mais un certain télépathe du nom de Huysmans prétend avoir capté l’énergie délétère du cadavre de Robespierre qu’un vampire des Carpates en visite à Londres aurait ramené à la vie dans un sombre dessein.

Et si le Roumain se mettait en tête de ranimer le Baron Noir et Adolf Hindenburg, la liberté pourrait bien être menacée. Mais où sont leurs dépouilles ?

27
Avr

Ouvrir nos frontières : pourquoi pas !

   Ecrit par : thievicz   in Non classé

Iä, Iä,

Les temps sont venus de libéraliser les voies de la main gauche et tous les courants sénestres,

Cessons enfin ce malsain repli sur soi, cessons de nous scléroser dans notre nombrilisme, et acceptons de nous ouvrir aux autres, acceptons de nous enrichir en accueillant la fertile diversité. Et formons-nous aux langues étrangères, apprenons l’énochien, le summérien, le chant des oiseaux conspirateurs, le langage astral, l’atlante… Formons-nous à l’école de Dagon, invtons Adompha à partager sa politique agricole avec nous, apprenons à nos enfants à lire le Necronomicon dès le primaire, employons-nous à libérer les frontières qui nous séparent des sphères extérieures, entretenons des rapports diplomatiques sereins avec Yog-sothoth, Béhémoth, Fenrir, Crom, Tiamat ; invitons les nécromants de Zothique à nous enseigner leur art, ne fermons pas nos portes à tout ce qui rampe sur notre seuil, n’ayons pas peur des races telles que celle de Yith ou des Grands-Anciens qui ont tant à nous apprendre, commerçons avec Zagan, le prince de l’enfer qui convertit le métal en pièces de monnaie, trouvons des accords commerciaux avec les goules, les spectres et tous les esprits volontaires et laborieux, pactisons avec les entrepreneurs de bonne volonté comme le bon Dr. Faust et tant d’autres l’ont déjà fait.

Que ces attentats contre la vérité cessent enfin : nous sommes manipulés par des auteurs de fantaisies qui prétendent décrire des faits réels en distordant la vérité sous le prisme de leur poésie afin d’instiller un sentiment d’inquiétude et de xénophobie envers tout ce qui ne concerne pas notre réalité. Des solitaires rendus fous par les augures de la nuit et de la vésanie, des aigris rejetés par la société, devenus misanthropes, conservateurs moisissant dans leur isolement, des acrimonieux ; ne les suivons pas, ces faiseurs de merveilles !

Si nous nous replions sur nous-mêmes, nous n’aurons que le choix entre la servitude par l’indigence ou par l’emploi, nous resterons esclaves du prosaïque. En nous ouvrant vers d’autres univers, nous nous offrirons une totale liberté cosmique vers un nouvel âge réminiscent.

Alors vive le brassage inter-univers, vive le cosmos.

Iä, Iä, Cthulhu ftaghn !

« C’est une femme étrange, dont le menton en galoche faisait penser à une faux renversée, et dont les cheveux gris perlaient de son crâne fripé comme les rais de lune perleraient de… d’un ciel fripé.

 » Elle se postait tous les matins sur son perron et, tout en parlant à son chat, tricotait.

– Je vois de qui vous voulez parler : Lady Burgoughout.

– Pas du tout ! Elle tenait d’une main ferme son aiguille tandis que l’autre passait et repassait les fils pour former d’inextricables nœuds que, le soir venu, elle entreprenait de défaire, pour, prétextait-elle, économiser le fil pour le lendemain.

– Et ce fil était en une matière incroyable, n’est-ce pas ?

– Du fil tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Taisez-vous et laissez-moi raconter : En rentrant chez elle, elle emportait son sac de fil, reformait une bobine, fichait ses aiguilles dedans, jetait négligemment le tout dans un panier en osier, s’agenouillait pour une petite prière.

– Au diable !

– Non.

– A une divinité païenne ?

– Non, non, à Jéhovah, Yahvé, Adonaï, et à celui qui ne peut se contenter d’un seul nom.

– Mais… Et ensuite ?

– Ensuite elle s’endormait.

– Et s’abîmait en des songes ineffables ? Ou elle était victime de somnambulisme macabre ?

– Rien de si fantastique : elle dormait jusqu’au lendemain d’un sommeil juste et régulier.

– Mais pourquoi me raconter cette histoire inutile, alors ?

– Parce qu’il faut bien meubler…

– Et pourquoi cette illustration qui n’a rien à voir ?

– Parce que l’érotisme gras qui s’en dégage fera oublier que nous avons fait perdre son temps ô combien précieux au lecteur.  »

 

16
Avr

En guise de distraction

   Ecrit par : thievicz   in Non classé

« En voilà une mine déconfite…

– Connaissez-vous cette démonstration de l’automate joueur d’échecs que nul n’arrive à battre que les forains présentent ?

– On ne peut mieux !

– J’ai été parmi la foule qui s’est fait ridiculiser, et je n’aurais pas été plus contrit si je n’avais découvert qu’il n’est aucun automate mais…

– Mais une petite femme cachée à l’intérieur.

– Comment savez-vous ? Et comment fait-elle pour tant dominer tous les autres joueurs ?

– Une femme à barbe lui souffle des mouvements.

– Deux femmes ne valent pas un mâle.

– Certes, mais un homme souffle à la femme à barbe.

– Mais tous ces maîtres d’échecs qui ont perdu ?

– Vous donneriez cher pour savoir, n’est-ce pas ?

– En effet.

– Qu’avez-vous vu, exactement ?

– Une foule patientant devant la pièce où se trouvent l’échiquier et l’automate. Et les joueurs qui en sortent tous penauds.

– Ils en sortent tous penauds car je m’occupe des autres.

– Des autres ?

– Ceux qui ne se font pas pulvériser par les pions finissent avec moi : je les soudoie, et ceux qui n’acceptent pas…

– Eh bien ?

– Je leur trouve une place de cascadeur pour notre numéro de catapulte.

– Bien, bien… Mais pourquoi m’avouer tout ceci ?

– Parce que personne n’a gagné depuis deux jours et nous manquons de boulets. »

 

19
Mar

Des besoins spectraux

   Ecrit par : thievicz   in Non classé

« Etrange cette maison hantée.

– La maison est banale mais son fantôme…

– Certes, déjà nier que la maison est possédée, relativiser les accidents lors de la construction, les morts bizarres, les suicides, les cas de démence…

– Et proclamer qu’il n’y a aucun spectre !

– Le plus étrange c’est qu’il n’a pas tort.

– Il a tout de même été tué…

– Certes, mais il a volé la pomme que j’avais dans ma poche pour la manger.

– Et ma blague de tabac pour priser… »

 

11
Mar

Sous la menace

   Ecrit par : thievicz   in Non classé

La Verdière, auteur du Memento Temporis, est certes un être chétif, bégayant, cul-de-jatte et imberbe, mais il est aussi à la tête d’un terrible gang composé de gérontes que leur moribonderie a rendu plus kamikazes que n’importe quel hashashyn. Il m’a donc menacé, si je ne publiais pas une nouvelle promotionnelle de sa plume, d’affliger le monde en égalisant les dimensions des roues des bicyclettes – afin d’éradiquer la race des nobles grands-bi – et propager la syphilis parmi les drontes. Afin d’éviter de tels fléaux, je me soumets mais vous conseille de ne pas acheter l’ouvrage en question : volez-le et offrez-le à l’un de vos ennemis !

De la consécration

« Joli flacon ! s’extasia l’aventurier.

– Il provient de la collection du Club Memento Temporis, que j’eus la chance de fréquenter avant sa dissolution, répondit le Coréen.

– Est-il indiscret de demander ce qu’il contient ?

– Certes pas ! Visez-donc ! »

Le Coréen fit sauter le couvercle et tendit l’urne.

« Qu’est-ce donc ?! » s’exclama l’autre alors qu’un être éthéré prenait forme sous ses yeux.

« Un génie, voyons ! Le cuir bleu d’azur, les breloques, la barbiche, ça ne vous dit rien ?

– Si bien sûr, mais j’aurais pensé que… » l’aventurier n’eut pas le temps de terminer sa phrase que l’être de paillettes prit la parole.

« Vous m’avez libéré de ma prison d’argile, je vous suis redevable. Comme le dicte la tradition, je me dois de réaliser les trois vœux que vous formulerez. » Ce disant, il posa sur les deux compères un regard blasé. Ni une ni deux, l’aventurier répliqua.

« Fichtre ! Voilà qui tombe à pic ! J’ai toujours souhaité rentrer dans les annales ! Je voudrais voyager loin ! Je voudrais découvrir de nouvelles espèces exotiques, qu’elles portent mon nom ! Je voudrais être de ceux que l’on trouve dans les livres ! »

Il s’était mis dans un tel état d’excitation qu’il n’entendit pas le génie répondre :

« Accordé. »

La scène à laquelle assista alors le Coréen dépassa tous ses espoirs. L’aventurier disparut, escamoté dans une trappe cosmique ; le génie ricana, cliqueta et tournoya comme un derviche fou, tant est si bien que quelque chose l’éventra et vint rouler sur le sol. Une roue crantée. Elle fut rapidement rejointe par plusieurs autres alors que le génie girait toujours, ricanant comme un dément et expulsant une à une les pièces de l’automatisme qu’il renfermait, avant de se démantibuler en un tapis d’engrenages.

Lorsque l’aventurier reparut, émergeant hébété de la trappe cosmique, tout crotté de fange extraterrestre et grouillant de vermines inconnues, le Coréen prononça la formule consacrée. Le malheureux rapetissa jusqu’à atteindre la taille qui permit à son compère de le loger dans un coffret sculpté, grimoire factice du plus bel effet. L’Asiatique délesta l’aventurier de la vermine qu’il enferma dans un flacon étiqueté au nom de leur découvreur et empocha le grimoire.

Il savait qu’il ferait impression en proposant un génie tout neuf et des créatures inconnues au Club de Curiosités auquel il avait bien l’intention de rendre visite.