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Catégorie : Tératologique Page 2 of 6

Les patates ça s’épluche

 » Pauvre enfant…

– Cela, un enfant? C’est une racine de mandragore déguisée!

– Vraiment?

– Bien évidemment que non, mais de toutes manières entre un individu lambda et un végétal… De toutes manières la photographie est truquée.  »

Mon pied où je pense…

 » N’avez-vous pas pris un peu de poids?

– Aucunement, c’est ma guillotine fessière qui me grossit un peu.

– Votre quoi?

– Eh bien le dispositif de l’ingénieux professeur Malin : une guillotine pour fesses. Voyez-vous, ainsi je peux importuner qui bon me semble et m’enfuir sans me soucier de rien, si le susceptible souhaite me donner un coup de pied là où il pense, vlam, un pied ou une jambe en plus dans ma collection. »

 

Cette âme ne porte pas de cravate, cet accusé ne porte pas de bras

 » Vous êtes accusé d’avoir assassiné trois personnes, monsieur. Que plaidez-vous?

– Non coupable. Ce que je désirais c’était savoir comment sont vêtues les âmes : je trouve cela étrange que lorsque les fantômes font leurs apparitions spectrales ils empruntent leurs anciennes apparences, alors que l’âme est censée s’être détachée du corps. Qu’à la limite un revenant soit vêtu de son suaire, pourquoi pas, mais un esprit en complet trois pièces…

– L’âme se souvient, commenta quelqu’un de l’assistance avant de se voir réprimander par le juge.

– Monsieur l’accusé, la curiosité ne fait pas de vous un innocent.

– Vous ne comprenez pas : ce que je souhaitais c’était mourir moi-même pour aller constater de mes propres… yeux, si je puis dire. Or mon doigt à ripé. J’arrive à appuyer sur la queue de détente mais le canon n’est jamais assez stable…

– Des doigts qui ripent si vous saviez combien j’en vois, ricana le juge en se tournant vers le greffier qui lui rendit un sourire mesquin. Vous êtes intrigué par l’apparence des âmes, moi je le suis tout autant du nombre d’accusés dont les doigts ont seulement ripé.

– Certes, mais moi, voyez-vous, lorsque je porte des chaussettes mes pieds suent gras, alors il n’est pas rare que mes orteils glissent.

– Fort bien, vous êtes déclaré non-coupable. Mais la prochaine fois que vous tentez de vous suicider, pendez-vous, à moins que vos orteils ne ripent et ne nouent un autre cou.

– J’y veillerai… mais je ne vous promets rien.  »

 

Spiderwoman

« J’ai lu votre dernier récit horrifique, Spider Woman. Mais dans quels marécages fangeux et miasmatiques allez-vous pêcher de telles chimères?

– Plait-il?

– Cette femme qui enduit de miel ses jambes toutes tordues comme des chênes centenaires et qui rampe sur les murs et les plafonds, et descend les escaliers en grognant, et mord, et bave, et hurle, et blasphème, et…

– Je vous arrête tout de suite, je n’ai rien inventé. C’est une épileptique qui s’est prise les pieds en jouant au cerceau et s’est retrouvée ainsi pitoyablement magnifique. La sournoise s’amuse depuis lors à jouer de bons tours au voisinage. Vous verrez, elle sera célèbre, elle en inspirera des auteurs, de Prague jusqu’à ce décadent continent de l’autre côté de notre chère planète plate.  »

Atlas et son monde

 

Un jour Atlas voulut varier les plaisirs, porter le monde d’une manière un peu originale – se faire porter par le monde…

 

La relativité de la peur & autres dîners

« N’ayez crainte, ces loups ont davantage peur de vous que l’inverse, qu’ils disaient.

« Allez-y nourrissez-les avec vos pieds, qu’ils me demandaient en glissant des morceaux de viande entre mes orteils.

« Ne bougez pas, ne courrez pas, qu’ils riaient en me voyant devenu cul-de-jatte, le bas du tronc tout sanglant, les prédateurs repus partis avec mes précieuses jambes.

« Le Club de Curiosités, je les vois je leur botte le… Hum, ben non, coup… enfin je trouverai bien quelque misère à leur faire! »

Ne pas agresser les handicapés!

« Docteur Riviera, par pitié aidez-moi!

– Mademoiselle Senrillon, il semble que vous allez avoir peine à trouver chaussure à votre pied, hum.

– Ce n’est pas le moment de plaisanter, docteur. Aidez-moi, du jour au lendemain mes pieds ont quintuplé de volume.

– Avez-vous porté des bas de mauvaise qualité?

– Allons, je ne porte que des bas de soie!

– Vos chaussures, sont-elles neuves? Peut-être fabriquées par un bottier maladroit : un clou rouillé qui dépasse de la semelle et…

– Mes chaussures sont de première qualité, aucun clou n’en dépasse!

– Alors, mademoiselle, je ne peux rien pour vous.

– Mais pourquoi donc?

– Les infections, mademoiselle, sont de terribles fléaux, nous n’en connaissons qu’une infime partie, et bien que celle dont vous souffrez n’est pas inconnue elle n’en reste pas moins incurable.

– Mais que m’arrive-t-il?

– Vous avez donné un coup de pied à un ou plusieurs handicapés, déficient mental ou physique?!

– En effet, mais quel mal y a-t-il?

– Mademoiselle, si l’on conseille de ne pas tourmenter ces ridicules, inutiles mais amusants personnages ce n’est pas pour ajouter à l’ennui de vivre, c’est pour éviter ce type de désagrément : ces pauvres bougres sont livrés à leur misérable sort. Sales, nauséabonds, affreux, ils grouillent de vermines, de poux, et de maladies infectieuses bizarres. Si vous désirez vous distraire un peu jetez-leur des pierres, mais les frapper… c’est du suicide! »

Vos menstruations sont vivantes

De tous temps on a aimé les contes horrifiques, toutes les époques furent celles des légendes terrifiantes, nulle culture sans ses images démoniaques et effrayantes,

D’où le goût qu’ont les individus à se reproduire pour voir la vie émerger de ses limbes paisibles, après ça plus aucun des peuples de la nuit qui ne soit féérique.

 

Excusez-moi, je crois que vos menstruations sont possédées…

 

Encore un mangeur d’enfants

« Monsieur, vous êtes la lie de la société, un monstre de la pire espèce!

– Je n’y suis pour rien, je vous assure.

– Ah, vous n’y êtes pour rien, affirmez-vous? Les yeux plus grands que l’estomac, vous avez avalé cet enfant tout rond, et dans votre gourmandise vous ne l’avez même pas mâché ce qui eut pour conséquence de le faire ni plus ni moins que saillir de votre ventre. La preuve est là, n’ayez du moins pas l’affront de prétendre avoir englouti un enfant sans le faire exprès.

– Mais vous n’y êtes pas du tout : je suis né ainsi.

– Nous n’en doutons pas, que vous soyez né cannibale, la sentence en prendra compte. »

 

Manchotes, je vous aime

Pourquoi ne courtisé-je que les manchotes?

Ce n’est pas seulement parce qu’elles sont moins exigeantes, même si certes cela n’est pas une donnée anodine. Non, c’est parce qu’il est impossible de leur passer la bague au doigt.

 

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