« Le réel a détruit les rêves de la somnolence. »
Chant Cinquième de Maldoror
En Inde les femmes suivent leur époux dans la mort, partant en fumée sur le radeau funéraire.
A la frontière entre le Canada et les États-Unis d’Amérique on agit à peut près de la sorte… à peu près… Car les femmes s’enferment dans des tonneaux et ne se mettent pas le feu. Bizarre!
Le lecteur curieux dirigera donc ses recherches sur l’exploit de l’intrépide Annie Adson Taylor et de son entonnage du 24 Octobre 1901, jour qui vit une femme de 63 ans triompher des chutes du Niagara. Le Club de Curiosité lève son absinthe à la gloire de la miss (et à la mort farfelue de son successeur Bobby Leach, que nous vous laissons découvrir par vos propres recherches)
« Puisque je vous dis que ce n’est pas Sherlock Holmes mais Nick Holmes…
– Hum, je crois que vous confondez : je parle du détective de Baker Street qui nous a envoyé ses monographies sur les cendres de tabac, les tatouages, le manuel d’apiculture, ainsi que la plaquette sur les solutions de cocaïne.
– Toutes mes excuses. Eh bien, Sherlock Holmes serait donc un pseudonyme?!
– Évidemment mon cher, ce brave détective doit préserver son anonymat, malgré son art du déguisement il ne peut se permettre de rendre son véritable nom trop connu.
– Et quel serait donc son identité civile?
– Jeremy Brett!
– Jeremy Brett? mais il n’est pas encore né.
– Comment pouvez-vous le savoir?
– Celui qui écrit notre dialogue me l’a soufflé.
– Eh bien que cet écrivaillon se renseigne mieux : il n’y a qu’un seul et unique Sherlock Holmes et c’est Jeremy Brett! Je le tiens de Sidney Paget en personne!
– Et pour Watson, alors?
– Hum, c’est bien plus compliqué, il est habité par deux personnes moustachues, mais c’est une autre histoires… »
« Vous savez cette histoire de féminisme m’interpelle, je souhaiterais vivement trouver une femelle qui puisse m’expliquer cela concrètement, je veux dire avec des mots cohérents et une logique… hum, une logique qui ne soit pas féminine.
– J’ai justement une amie qui a travaillé des arguments masculins, mon cher ami. Gertrude, mon amie, venez donc tenter de faire rentrer les idées du féminisme dans la tête de ce gentilhomme.
– Hum, non, nul besoin de démonstration, ce que je vois me suffit finalement à déjà assez bien appréhender le sujet. »
« Lorsque je philosophe je prends toujours des gants, ne serait-ce que pour pas me salir lorsque je gifle mon interlocuteur.
Le meilleur orateur est celui qui ferme le clapet de son interlocuteur pendant plus d’une semaine, en somme celui qui par un habile crochet déboîte ou casse la mâchoire. Les seuls arguments qui vaillent, je vous le dis, sont ceux des fers dont on leste ses gants de boxe, le reste c’est de la palabre pour garden party. Il faut empêcher l’autre de répliquer pour pouvoir arriver à débiter tout son raisonnement sans se faire inutilement couper la parole. »
Le syphilitique
On ose me demander pourquoi je roule mon tabac dans des feuilles de bibles… Eh bien, qui donc ignore que la religion est l’opium du peuple et que parfois on peut manquer de morphine ou de laudanum?!
Je vous le dis, en vérité, je n’ai jamais autant savouré les paroles divines que depuis que je les fume!
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