« J’ai offert Suicide Club et autres curiosités à mon mari; Dieu merci comme la majorité des lecteurs mon époux a trépassé en parcourant l’ouvrage. Ce livre m’a évité le déshonneur du divorce, vive le veuvage! »
« J’ai offert Suicide Club et autres curiosités à mon mari; Dieu merci comme la majorité des lecteurs mon époux a trépassé en parcourant l’ouvrage. Ce livre m’a évité le déshonneur du divorce, vive le veuvage! »
» Qu’est-ce que je fais pour vivre? Ah, la bonne question! Mais… Je ne fais justement rien pour vivre, lorsque je ferai quelque chose ça sera pour mourir. Je suis un gentleman comme il se devrait de l’être, je ne ferai jamais rien pour vivre!
Que les puent-la-sueur œuvrent et répandent leurs miasmes, moi je préfère économiser en parfum, ne rien sentir en épargnant à mes muscles le moindre effort. »
Mycroft
« Combien ils se tromperont ceux qui clameront « No future » !
Moi je vous le dis, c’est déjà « No present » !
Rasez vos crêtes et tant qu’à vivre une non-existence amusez-vous à bousiller tout ce rien qui vous entoure. »
Octave Reuh De Misère, romantique frénétique qui s’illustra à la bataille d’Hernani en giflant autant de partisans des deux camps. On lui doit aussi le passage à l’acide de nombreuses œuvres d’art, le sabotage de maints instruments de musique, ainsi que d’avoir remplacé, sous les pavés, la plage par du goudron.
« N’ayez crainte, ces loups ont davantage peur de vous que l’inverse, qu’ils disaient.
« Allez-y nourrissez-les avec vos pieds, qu’ils me demandaient en glissant des morceaux de viande entre mes orteils.
« Ne bougez pas, ne courrez pas, qu’ils riaient en me voyant devenu cul-de-jatte, le bas du tronc tout sanglant, les prédateurs repus partis avec mes précieuses jambes.
« Le Club de Curiosités, je les vois je leur botte le… Hum, ben non, coup… enfin je trouverai bien quelque misère à leur faire! »
« Docteur Riviera, par pitié aidez-moi!
– Mademoiselle Senrillon, il semble que vous allez avoir peine à trouver chaussure à votre pied, hum.
– Ce n’est pas le moment de plaisanter, docteur. Aidez-moi, du jour au lendemain mes pieds ont quintuplé de volume.
– Avez-vous porté des bas de mauvaise qualité?
– Allons, je ne porte que des bas de soie!
– Vos chaussures, sont-elles neuves? Peut-être fabriquées par un bottier maladroit : un clou rouillé qui dépasse de la semelle et…
– Mes chaussures sont de première qualité, aucun clou n’en dépasse!
– Alors, mademoiselle, je ne peux rien pour vous.
– Mais pourquoi donc?
– Les infections, mademoiselle, sont de terribles fléaux, nous n’en connaissons qu’une infime partie, et bien que celle dont vous souffrez n’est pas inconnue elle n’en reste pas moins incurable.
– Mais que m’arrive-t-il?
– Vous avez donné un coup de pied à un ou plusieurs handicapés, déficient mental ou physique?!
– En effet, mais quel mal y a-t-il?
– Mademoiselle, si l’on conseille de ne pas tourmenter ces ridicules, inutiles mais amusants personnages ce n’est pas pour ajouter à l’ennui de vivre, c’est pour éviter ce type de désagrément : ces pauvres bougres sont livrés à leur misérable sort. Sales, nauséabonds, affreux, ils grouillent de vermines, de poux, et de maladies infectieuses bizarres. Si vous désirez vous distraire un peu jetez-leur des pierres, mais les frapper… c’est du suicide! »
C’est un énième contrôle de billet qui tourne mal. Hier, aux alentours de 16H00, des contrôleurs ainsi que des passagers du métro parisien ont été pris à partie par un forcené qui refusait de payer son titre de transport. L’individu est même allé bien plus loin en menaçant les personnes présentes à bord de lire le dernier livre de Francis Thievicz avant d’être maîtrisé par le personnel de la RATP. Récit.
« Il voulait lire « Mon oeil »
Jean-paul était dans le wagon où l’altercation a eu lieu : « Le contrôleur est passé dans les rangées pour vérifier les billets. Puis l’agresseur a refusé de montrer le sien et de payer une amende. Il s’est levé, il a insulté le contrôleur et là, d’un coup il a sorti Suicide Club de Francis Thievicz ».
L’homme d’une trentaine d’années menace alors l’agent de la RATP et les passagers autour de lui de lire du Thievicz. Une menace qu’il réitère plusieurs fois preuves à l’appui, nous raconte Rémi : « Il nous a montré la couverture du livre. Il avait Les vanités et autres curiosités, et Suicide Club. Il a même affirmé posséder Le miroir noir. »
L’agent de la RATP présent sur place tente alors de raisonner le passager fou. « Il lui a répété plusieurs fois : « Arrête ! Arrête ! » Mais l’autre était comme possédé. On aurait dit un kamikaze » tente de décrire Rémi. Le forcené passe alors à l’acte et commence à lire la nouvelle « Mon oeil », une nouvelle de l’auteur le plus mal aimé de la côte d’azur.
Le contrôleur essaie malgré tout de maîtriser l’individu avec l’aide d’autres passagers courageux. Après plusieurs minutes de lutte, ils parviennent finalement à l’immobiliser et à lui arracher son livre. Une opération qui semble avoir atteint sévèrement l’agent de la RATP qui est intervenu, comme l’explique cette autre passagère : « Il a quand même écouté des extraits de Suicide club et autres curiosités et il est tombé inconscient au bout de quelques secondes. Ça a été d’une extrême violence pour lui. Mais sans son action, les autres passagers n’auraient jamais pu ramener l’ordre dans le wagon. »
Dès la connaissance de cet incident, la RATP a annoncé le remboursement total de l’ensemble des billets de ce wagon. De plus, une cellule psychologique a été mise en place dans la foulée pour les passagers mais également pour les agents RATP présents lors de l’agression et, semble-t-il, encore sous le choc.
Le personnel de la RATP à bout
Le contrôleur du wagon qui a été agressé a été tout de suite hospitalisé à Paris à l’arrivée du train et serait dans un état « jugé préoccupant ». Une agression qui a instantanément amené le reste des agents RATP à faire valoir leur droit de retrait comme tente de le justifier Jean Poiroit, délégué CGT : « Là ça va trop loin ! Déjà qu’on a des membres du personnel qui subissent des incivilités tous les jours, qui se font insulter, parfois agresser à l’arme blanche. Et maintenant ça ! Des livres de Thievicz. Merde ! Ce sera quoi la prochaine étape ? Hein ? »
De son côté, Paul Delatrompe, le patron de la RATP a fait part de sa vive émotion : « Quand un contrôleur de la RATP voit un extrait des nouvelles de Thievicz, c’est toute la RATP qui est agressée. Et là on est de toute évidence en présence de l’acte odieux d’un fou. »
Contacté par téléphone, l’agent de Francis Thievicz refuse catégoriquement de répondre à toute question sur l’incident.
Source Le Munde
« Avant de connaître le Club de curiosités j’étais sobre. »
E. A. Poe
« C’est parce que le Club de curiosités se réunissait en ces temps-là que je pense que La Belle Époque devrait changer de nom pour l’Affligeante Époque… »
Alberte Maurale
« Nabot électrique,
Danse de cabaret
Aux musiques gutturales,
Une fée éthérée
Dans des armures de monstres.
Demain je prendrai la décision
De brûler ce Club. »
Verlaine – Poèmes inédits
« Le club de curiosités me fait penser à un cabinet de curiosités sans curiosités. »
Oscar W.
« C’est après que j’ai eu vent du Club de Curiosités que j’ai su que mon Curios était pitoyable. »
Richard Marsh
« Avant de connaître le Club de curiosités j’étais coloré. Si je les retrouve, ces enfarineurs, je leur mets une de ces fessées ! »
Pierrot
Le lecteur soucieux d’offrir un cadeau maléfique ou s’empoisonner la vie se rendra sur http://www.lulu.com/shop/francis-thievicz/suicide-club-et-autres-curiosités/paperback/product-20938867.html
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