« Eh bien cher professeur Mornier, s’exclama Mycroft à notre invité, vous en inventez de belles machineries, mais… à quoi servent-elles?
– Oh moi je me contente de les inventer, à l’acheteur de savoir quoi en faire… »
Ce n’est pas seulement parce que les membres du Club de curiosités se savent d’ores et déjà damnés qu’ils ne respectent pas le Lévitique 19:14, mais aussi parce que c’est diablement amusant!
« Augustin Mouchot usait d’une grande machinerie qui permettait, selon lui, de capter l’énergie du soleil. Quelle fadaise! Si à l’avenir on utilise le soleil et non des esclaves je resterai à jamais lié au passé! »
Moïse, félicité par le Club de curiosités, qui signa la charte de non appartenance à l’avenir s’il n’est pas esclavagiste
Pour l’achat d’un exemplaire des vanités et autres curiosités, Francis Thievicz vous offrira la recette de sa spécialité : Le Pangolin Farci.
Sachez Messieurs que le Pangolin augmente la virilité masculine selon nos amis les asiatiques, alors n’hésitez pas, procurez vous vite le dernier livre de Francis Thievicz avant le repas de la St Valentin afin de passer une soirée inoubliable.
« Allons, allons, Miss Stiple, des femmes médecins, avocates, ou même artistes, voilà une fantaisie bien peu crédible… Êtes-vous une irrémédiable pessimiste ou une folle à lier pour croire qu’à l’avenir les femmes pourraient être d’autres choses que les même vaches laitières bipèdes qu’aujourd’hui?
– Enfin, voilà des propos révoltants! Je…
– Tsut, coupa le syphilitique en levant un index insolant. Je ne voulais pas être insultant envers les bovins, mais vous savez les vaches ont cet avantage d’avoir de l’auto-dérision, elles! Qu’importe, je plaisantais évidemment… Je partage votre point de vue : le monde court à sa perte alors pourquoi ne pas le faire glisser avec plus d’entrain vers les abîmes en intégrant les femmes à la société. Qui sait, elles sont peut-être des gens comme tout le monde, je veux dire des gens conscients, comme les hommes… »
L’auteur et moi-même sommes fiers de vous offrir en exclusivité, une nouvelle « version manuscrite » tirée des Vanités et autres curiosités.
Bonne lecture !
NB :
Que l’internaute ne m’en tienne pas rigueur, mon écriture n’est hélas pas très lisible, et je vais en expliquer la raison :
Mon éditeur est un homme bon avec moi, comme le fut Tom Norman pour Joseph Merrick. J’étais en train de lui expliquer mon refus de rédiger un extrait du dernier livre, Les vanités et autres curiosités, lorsqu’il a eu la maladresse d’écraser sa cigarette sur ma main plutôt que dans le cendrier. Il était assez distrait par notre discussion, et je ne lui tiens pas plus rigueur de cet incident que de s’être trompé et avoir versé deux carafes de café brûlant sur ma main pour calmer ma brûlure en pensant que c‘était de l‘eau fraîche.
J’acceptai donc finalement de recopier l’une de mes nouvelles parmi les plus courtes et il eut la bienveillance de placer une plume entre mes dents puisque mes mains sont désormais en attente d’une greffe de peau et que je ne peux plus m’en servir.
Je prie donc le lecteur de se donner la peine de déchiffrer mon écriture orale et lui souhaite bon et curieux plaisir.
Curieusement
F. Thievicz
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