Le site officiel, conforme aux normes sanitaires

Auteur : heresie Page 20 of 56

Remèdes de grand-père Riviera

Savez-vous que les chimistes et les grands industriels tentent de vous vendre des médicaments absolument inutiles? Ils ont entre autres choses tenté de museler le Dr. Riviera en l’empêchant de publier un article édifiant démontrant qu’un duel à mort au bâton soignait le rhume et la migraine.

Forcer une personne âgée et bossue à porter un sac de plomb soigne les brûlures à la langue! C’est l’évidence même, mais de nos jours plus personne ne s’en souvient.

Se laver les dents avec du piment haché et du vinaigre de cidre vaut de loin la meilleure des hygiènes intimes contre les maladies sexuelles. Quiconque prétendrait le contraire serait sans aucun doute un être malfaisant, ni plus ni moins.

Le sang de vampire évite les arythmies cardiaques lors de l’écoute prolongée d’un opéra de Wagner.

Manger sa soupe en aspirant bruyamment prévient les aphtes et renforce le foie.

Le linceul d’un cadavre apparu en spectre lors d’une séance de spiritisme pendant une pleine lune peut faire office de tissu anti-hémorragique efficace pour les hémophiles entre 7 et 34 ans. Pour les autres il est nécessaire que ce soit le linceul d’une jeune vierge dont le fantôme a été ferré dans les oubliettes d’un château.

L’onanisme calme les migraines fulgurantes.

Avaler les rognures d’ongles trempées dans de l’eau salée, surtout celles des pieds, sera tout aussi efficace que la chirurgie en cas de crise d’appendicite.

 

Le grand Dr. Riviera a établi qu’il existait une indéniable corrélation entre verglacer la cour de récréation d’une école et la chance aux jeux de hasard.

Le bonheur est réglé sur 6 Hz

« Je vais tenter de prouver que le bonheur n’est qu’un processus électrique, une anomalie cérébrale.

– Allons mon vieux, nous connaissons déjà vos exploits sur les condamnés à mort.

– Certes, je leur ai quelque peu rôti la matière grise, mais c’est que les condamnés à mort sont déjà parfaitement heureux, puisqu’ils vont être libérés de la vie et de leur peine. Non, là mon expérience va consister à stimuler… des femmes.

– Stimuler… des femmes… cérébralement? Leur faire ressentir quelque chose ? Mais vous courez droit à l’échec! »

Vaudou syphilitique

« Mais enfin que faites-vous, de l’acupuncture?

– Non, je pratique le vaudou!

– Est-ce que cela ne se pratique pas sur des effigies?

– Comme je voulais vous tourmenter j’ai pensé qu’il serait plus efficace de vous piquer directement.

– Parce que vous pensez que trois aiguillettes dans mon bras me tourmentent?

– Je ne sais pas mais le syphilitique dans les veines de qui je les ai trempées juste avant n’avait pas l’air très heureux… »

Peu de temps après j’ai attrapé la syphilis, pour ça ou alors parce que je ne me suis pas lavé les mains après avoir égorgé la catin qui avait planté ses maudites aiguilles dans ma chair. Alors les enfants rappelez-vous : savonnez-vous bien, et n’essayez pas de me planter des aiguilles si vous tenez à vos petits cous.

Cours d’hygiènes du Syphilitique

Un spectre?

« Etes-vous mort?

– Ma foi… Je suis devant vous à flotter à trois pieds au-dessus du sol, vous voyez à travers moi, qu’en concluez-vous?

– Que vous avez respiré de l’hélium, que vous avez avalé la moitié d’une fiole d’invisibilité, que vous n’utilisez toujours pas le système métrique, et que mort ou pas mort vous répondez toujours aux question par des questions.

– Certes, cela pourrait être vrai si seulement vous ne m’aviez pas garni la cervelle de trois balles et assisté à mon enterrement.

– Je vais quand même aller exhumer votre cadavre pour vérifier.

– En ce cas amenez-moi aussi un petit casse-croûte : il y a pénurie de denrées alimentaires dans la mort! Personne ne se demande jamais pourquoi les fantômes n’ont que leur linceul sur les os?! »

*

Les gardiens de cimetière sont les conservateurs de musées pour taphophiles.

 

La nuit tous les chats ont faim

Si la nuit tous les chats sont gris c’est qu’il ne fait pas assez sombre, dans les ténèbres rien n’a de couleur mais, bon sang! comme tout a du goût et comme tout devient délicieux!

Réalité lucide

Est-ce que les phénomènes surnaturels ne sont pas la preuve que la réalité est un rêve? Est-ce que les explications scientifiques ne sont pas des rationalisations a posteriori que notre conscience fomente pour nous garder endormis dans ce rêve qu’est la réalité? Ne nous empêchons-nous pas involontairement d’être omnipotent afin d’entretenir ce mythe qu’est l’éveil?

Je connais la réponse, et pourtant je me pose la question…

Du vacarme des morts

« Quel vacarme !

– C’est Francis Thievicz qui tape à la machine à écrire.

– Francis Thievicz ? Mais n’est-il pas mort hier ?

– Si, mais il ne le sait pas encore. »

Pour ceux qui savent lire …et mourir

Textes de Jacques Rigaut

*

« Je serai sérieux comme le plaisir. Les gens ne savent pas ce qu’ils disent. Il n’y a pas de raisons de vivre, mais il n’y a pas de raisons de mourir non plus. La seule façon qui nous soit laissée de témoigner notre dédain de la vie, c’est de l’accepter. La vie ne vaut pas qu’on se donne la peine de la quitter. On peut par charité l’éviter à quelques-uns, mais à soi-même ? Le désespoir, l’indifférence, les trahisons, la fidélité, la solitude, la famille, la liberté, la pesanteur, l’argent, la pauvreté ; l’amour, l’absence d’amour, la syphilis, la santé, le sommeil, l’insomnie, le désir, l’impuissance, la platitude, l’art, l’honnêteté, le déshonneur, la médiocrité, l’intelligence, il n’y a pas là de quoi fouetter un chat. Nous savons trop de quoi ces choses sont faites pour y prendre garde ; juste bonnes à propager quelques négligeables suicides-accidents. (Il y a bien, sans doute, la souffrance du corps. Moi, je me porte bien : tant pis pour ceux qui ont mal au foie. Il s’en faut que j’aie le goût des victimes, mais je n’en veux pas aux gens quand ils jugent qu’ils ne peuvent endurer un cancer). Et puis, n’est-ce pas, ce qui nous libère, ce qui nous ôte toute chance de souffrance, c’est ce revolver avec lequel nous nous tuerons ce soir si c’est notre bon plaisir. La contrariété et le désespoir ne sont jamais, d’ailleurs, que de nouvelles raisons de s’attacher à la vie. C’est bien commode, le suicide : je ne cesse pas d’y penser ; c’est trop commode : je ne me suis pas tué. Un regret subsiste : on ne voudrait pas partir avant de s’être compromis ; on voudrait, en sortant, entraîner avec soi Notre-Dame, l’amour ou la République.

Le suicide doit être une vocation. Il y a un sang qui tourne et qui réclame une justification à son interminable circuit. Il y a dans les doigts l’impatience de ne se serrer que sur le creux de la main. Il y a le prurit d’une activité qui se retourne sur son dépositaire, si le malheureux a négligé de savoir lui choisir un but. Désirs sans images. Désirs d’impossible. Ici se dresse la limite entre les souffrances qui ont un nom et un objet, et celle-là, anonyme et autogène. C’est pour l’esprit une sorte de puberté, ainsi qu’on la décrit dans les romans (car, naturellement, j’ai été corrompu trop jeune pour avoir connu une crise à l’époque où commence le ventre) mais on en sort autrement que par le suicide.

Je n’ai pas pris grand chose au sérieux ; enfant, je tirais la langue aux pauvresses qui dans la rue abordaient ma mère pour lui demander l’aumône, et je pinçais, en cachette, leurs marmots qui pleuraient de froid ; quand mon bon père, mourant, prétendit me confier ses derniers désirs et m’appela près de son lit, j’empoignai la servante en chantant : Tes parents faut les balancer, — Tu verras comme on va s’aimer… Chaque fois que j’ai pu tromper la confiance d’un ami, je crois n’y avoir pas manqué. Mais le mérite est mince à railler la bonté, à berner la charité, et le plus sûr élément de comique c’est de priver les gens de leur petite vie, sans motifs, pour rire. Les enfants, eux, ne s’y trompent pas et savent goûter tout le plaisir qu’il y a à jeter la panique dans une fourmilière, ou à écraser deux mouches surprises en train de forniquer. Pendant la guerre j’ai jeté une grenade dans une cagna où deux camarades s’apprêtaient, avant de partir en permission. Quel éclat de rire en voyant le visage de ma maîtresse, qui s’attendait à recevoir une caresse, s’épouvanter quand je l’ai eu frappée de mon coup de poing américain, et son corps s’abattre quelques pas plus loin ; et quel spectacle, ces gens qui luttaient pour sortir du Gaumont-Palace, après que j’y eus mis le feu ! Ce soir, vous n’avez rien à craindre, j’ai la fantaisie d’être sérieux. — II n’y a évidemment pas un mot de vrai dans cette histoire et je suis le plus sage petit garçon de Paris, mais je me suis si souvent complu à me figurer que j’avais accompli ou que j’allais accomplir d’aussi honorables exploits, qu’il n’y a pas là non plus un mensonge. Quand même, je me suis moqué de pas mal de choses ! D’une seule au monde, je n’ai réussi à me moquer : le plaisir. Si j’étais encore capable de honte ou d’amour-propre, vous pensez bien que je ne me laisserais pas aller à une si pénible confidence. Un autre jour je vous expliquerai pourquoi je ne mens jamais : on n’a rien à cacher à ses domestiques. Revenons plutôt au plaisir, qui, lui, se charge bien de vous rattraper et de vous entraîner, avec deux petites notes de musique, l’idée de la peau et bien d’autres encore. Tant que je n’aurai pas surmonté le goût du plaisir, je serai sensible au vertige du suicide, je le sais bien.

La première fois que je me suis tué, c’est pour embêter ma maîtresse. Cette vertueuse créature refusa brusquement de coucher avec moi, cédant au remords, disait-elle, de tromper son amant-chef d’emploi. Je ne sais pas bien si je l’aimais, je me doute que quinze jours d’éloignement eussent singulièrement diminué le besoin que j’avais d’elle : son refus m’exaspéra. Comment l’atteindre ? Ai-je dit qu’elle m’avait gardé une profonde et durable tendresse ? Je me suis tué pour embêter ma maîtresse. On me pardonne ce suicide quand on considère mon extrême jeunesse à l’époque de cette aventure.

La deuxième fois que je me suis tué, c’est par paresse. Pauvre, ayant pour tout travail une horreur anticipée, je me suis tué un jour, sans convictions, comme j’avais vécu. On ne me tient pas rigueur de cette mort, quand on voit quelle mine florissante j’ai aujourd’hui.

La troisième fois… je vous fais grâce du récit de mes autres suicides, pourvu que vous consentiez à écouter encore celui-ci : Je venais de me coucher, après une soirée où mon ennui n’avait certainement pas été plus assiégeant que les autres soirs. Je pris la décision et, en même temps, je me le rappelle très précisément, j’articulai la seule raison : Et puis, zut ! Je me levai et j’allai chercher l’unique arme de la maison, un petit revolver qu’avait acheté un de mes grand-pères, chargé de balles également vieilles. (On verra tout à l’heure pourquoi j’insiste sur ce détail). Couchant nu dans mon lit, j’étais nu dans ma chambre. Il faisait froid. Je me hâtai de m’enfouir sous mes couvertures. J’avais armé le chien, je sentis le froid de l’acier dans ma bouche. À ce moment il est vraisemblable que je sentais mon cœur battre, ainsi que je le sentais battre en écoutant le sifflement d’un obus avant qu’il n’éclatât, comme en présence de l’irréparable pas encore consommé. J’ai, pressé sur la gâchette, le chien s’est abattu, le coup n’était pas parti. J’ai alors posé mon arme sur une petite table, probablement en riant un peu nerveusement. Dix minutes après, je dormais. Je crois, que je viens de faire une remarque un peu importante, si tant est que… naturellement ! Il va de moi que je ne songeai pas un instant à tirer une seconde balle. Ce qui importait, c’était d’avoir pris la décision de mourir, et non que je mourusse.

Un homme qu’épargnent les ennuis et l’ennui, trouve peut-être dans le suicide l’accomplissement du geste le plus désintéressé, pourvu qu’il ne soit pas curieux de la mort ! Je ne sais absolument pas quand et comment j’ai pu penser ainsi, ce qui d’ailleurs ne me gêne guère. Mais voilà tout de même l’acte le plus absurde, et la fantaisie à son éclatement, et la désinvolture plus loin que le sommeil et la compromission la plus pure. »

***

AGENCE GÉNÉRALE DU SUICIDE

Société reconnue d’utilité publique.
Capital : 5 000 000 de francs.
Siège principal à Paris : 73, boulevard Montparnasse.
Succursales à Lyon, Bordeaux, Marseille, Dublin, Monte-Carlo, San Francisco.

Grâce à des dispositifs modernes, l’A.G.S. est heureuse d’annoncer à ses clients qu’elle leur procure une mort assurée et immédiate, ce qui ne manquera pas de séduire ceux qui ont été détournés du suicide par la crainte de « se rater ». C’est en pensant à l’élimination des désespérés, élément de contamination redoutable dans une société, que M. le ministre de l’Intérieur a bien voulu honorer notre Établissement de sa présidence d’honneur.

D’autre part, l’A.G.S. offre enfin un moyen un peu correct de quitter la vie, la mort étant de toutes les défaillances celle dont on ne s’excuse jamais. C’est ainsi qu’ont été organisés les express-enterrements : repas, défilé des amis et des relations, photographie (ou moulage du visage après la mort, au choix), remise des souvenirs, suicide, mise en bière, cérémonie religieuse (facultative), transport du cadavre au cimetière. L’A.G.S. se charge d’exécuter les dernières volontés de MM. ses clients.
NOTA. — En aucun cas, l’établissement n’étant pas assimilé à la voie publique, les cadavres ne seront transportés à la Morgue, ceci pour rassurer quelques familles.

 

TARIF

 

Électrocution 
 200 fr.
Revolver 
 100 fr.
Poison 
 100 fr.
Noyade 
 50 fr.
Mort parfumée (taxe de luxe comprise) 
 500 fr.
Pendaison. Suicide pour pauvres. (La corde est vendue au prix de 20 fr. le mètre et 5 fr. pour 10 centimètres supplémentaires.) 
 5 fr.
Demander le Catalogue spécial aux Express-enterrements. Pour tous renseignements s’adresser à M. J. Rigaut, Administrateur principal, 73, boulevard Montparnasse, Paris (6e). Il ne sera fait aucune réponse aux personnes exprimant le désir d’assister à un suicide.


 

Schizoïde

…Et un jour on donna à l’évidence un nom.

***

Si les maladies mentales n’existaient pas, quel art resterait-il? Si les maladies mentales n’étaient pas inventées et renouvelées, quels problèmes irait-on s’inventer pour se plaindre et se faire plaindre? Si l’on commercialise un placebo onéreux, inventons dans la foulée une maladie que le médicament prétend soigner.

Un employé de Panurge sous anxiolytique est-il en réalité un poète en camisole qui joue du tampon sur pré-imprimés au lieu de faire ce que tout son être réclame : lacérer une feuille avec une plume sanglante et partir pour ses rêveries?

 

 

The Whole Wide World :
Si on n’était pas là,
il y aurait plus de gens comme toi.
Socialement inaptes,
détestant tout…
qui parlent de leurs idées pompeuses
que personne ne veut entendre.
Si tu ne prends pas d’initiatives…
tu deviendras un vieillard malheureux,
seul chez toi, sans amis et sans vie!

Avant-garde artistique

« Je ne suis pas un artiste, je suis une œuvre d’art. »

Joseph Merrick, Elephant man, et d’autres poseurs après lui

 

Voilà qui, je l’espère, clôt tout débat sur les prémices de l’art moderne, tous ces copieurs/suiveurs déconstructivistes, futuristes, surréalistes, dadaïstes, cubistes, sphéristes, pyramistes, dodécaèdriste, etc… La première œuvre d’art moderne était Joseph Merrick!

 

Joseph, Elephant man, Merrick, il est jojo ou il est pas jojo? Iä iä Jojo fhtagn

 

Et parce que certaines femmes sont de grandes admiratrices du grand Jojo et qu’elles souhaitent lui ressembler sans avoir à passer dans les mains de chirurgiens esthétiques véreux, voici la méthode :

Page 20 of 56

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par

RSS
Follow by Email