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Auteur : heresie Page 21 of 56

Je serai Ailleurs

« Vous savez quand tout à coup quelqu’un nous parle et c’est comme si nous n’avions plus été là. L’on ne sait combien de temps s’est écoulé, ce qui a été dit ni ce qui a été fait. On s’exclame alors « j’étais ailleurs! ».

– Je vois, mais pourquoi me parlez-vous de cela?

– Foundmap.

– Albert Foundmap? Quel rapport avec ce jeune poète autoproclamé?

– Vous rappelez-vous combien il était fasciné par le vide, le mystérieux, le fantasque, et tout ce genre de choses?

– Je me rappelle surtout qu’il se vantait de n’avoir jamais écrit ses vers qu’avec une plume imaginaire et seulement dans l’air qu’il expire.

– Certes, mais cela avait un sens, je m’en rends compte désormais car, voyez-vous, il y a une semaine j’ai observé ce qu’il écrivait dans la brume matinale à la roseraie du parc.

– Eh bien?

– J’ai voulu savoir ce qu’il écrivait et j’ai lu : « J’ai trouvé où est Ailleurs, j’ai décidé que ce sera ma demeure! »

– Eh bien?

– Eh bien quelques heures plus tard il a été retrouvé catatonique!

– Et vous pensez qu’il a donc trouvé où est Ailleurs? Qu’il est désormais pour toujours ailleurs?

– Avouez que ce serait beau!

– Ce serait surtout niais.

– Ah mon ami… un jour vous retrouverez le cadavre de l’enfant que vous étiez et peut-être cela fera-t-il saigner votre cœur calcifié par la maturité.

– Oh assez de ces puériles sornettes, le cadavre de mon enfance je l’ai momifié, l’ai vêtu de vert, et exposé dans mon cabinet de curiosités aux côtés d’une fée aux ailes dorées que, pan!, j’ai abattue avec mon .45 tandis qu’elle m’incitait à ma défenestrer en prétendant que je pouvais voler si je le voulais. »

Un Club curieux

« Je me suis rendu l’autre soir à ce Club dont je vous ai parlé il y a quelques temps.

– A quel club faites-vous allusion, mon vieux ? Celui auquel vous avez présenté le fameux espérantiste tchèque ?

– C’est bien celui-ci amiko, le Club de Curiosités. Une assemblée d’énergumènes tous aussi tortueux les uns que les autres et qui s’évertuent à rechercher des cas encore plus dégénérés que les leurs.

– Il faudra vraiment que vous me présentiez à cet Henry, un jour ou l’autre.

– Trouvez donc un sujet intéressant et je verrai ce que je peux faire. Dernièrement je leur ai présenté l’une des trouvailles que j’ai faites dans un marché souterrain pour archéologues amateurs de tout poil.

– Et donc ?

– Ils ont dépassé toutes mes attentes, les bougres ! Imaginez un peu un hydrocéphale qui, sur les conseils peu avisés d’un syphilitique, s’est mis en tête d’engloutir la tsantsa sud-américaine que j’avais apportée dans l’espoir saugrenu que sa tête rapetisse ! »

Sylvain-René de la Verdière, directeur Des Deux Zeppelins

Hein? Je ne voye pas ce que vous disez

« Je ne vois en Laura Bridgman qu’un individu qui a eu l’audace d’incarner la condition humaine. Combien ont tant osé vraiment devenir ce qu’ils étaient : sourds, aveugles et muets?

– Hein? Je ne voye pas ce que vous disez. Moi j’suis pas aveugle, ni sourd, ni muet; je suis comme les autres : meilleur que tous. »

 

 i am blind, waiting in line

***

« Avez-vous remarqué qu’elle porte une alliance? Il a bien de la chance celui qui épouse une femme qui ne peut voir son visage ni entendre ses inepties, ni même en vocaliser elle-même.

– Comme un animal empaillé, mais qui ferait la cuisine.

– Et qui vide et lave le pot de chambre!

– Oh, mon vieux, il faut que je me trouve une aveugle, sourde et muette moi aussi.

– En effet, car votre autruche empaillée me dépite et votre épouse commence à me fatiguer; c’est qu’il n’y a pas que vous qu’elle ennuie, moi qui suis son amant je…

– Plait-il?! »

 

Comme un vieil enfant qui se fait aider par la scie-nce

Il ne s’agit avant tout que d’un quiproquo dont la société est responsable ! Mon client est de peu d’instructions scolaires mais de grande instruction onirique ; il croit ce qu’on l’a laissé croire… Orphelin il a passé sa tendre enfance à errer dans les rues en mendiant de quoi subsister, comment le blâmer de n’avoir eu foi qu’en les contes qu’il entendait narrés dans les chaumières des bonnes familles au coin du feu tandis que lui grelottait allongé dans la boue et la paille sale ?

Tôt il fut employé à se faufiler dans les cheminées pour les ramoner, c’est lors, dans les répugnantes et suffocantes ténèbres, qu’il se prit à se raconter ses propres contes merveilleux, à y trouver son air et sa lumière.

Laissez-moi terminer, monsieur le juge, je vous en prie, vous allez tout comprendre. Plus tard mon client a été employé par un maréchal ferrant à battre le fer, un emploi répétitif qui mettait à rude épreuve son corps certes encore jeune mais déjà perclus de douleurs dont la vie l’avait affligé. Mais son cerveau, lui, était déjà trop vieux, trop épuisé, pour encore trouver refuge dans les mondes oniriques. Le soir il était si fourbu qu’il n’avait pas même le temps de rêvasser qu’il sombrer dans le vide de sommeils aussi vides que le cœur d’une femme, aussi monotones qu’un ciel nocturne pollué par la flamme d’un bec-de-gaz, aussi froids que le marbre d’une dalle funéraire.

Un dimanche pourtant, seul moment de répit dans son calvaire, tandis qu’il faisait la manche allongé sur les marches de l’église (un emploi au salaire bien maigre puisque les bigots préfèrent payer l’Eglise plutôt que suivre les préceptes christiques et faire l’aumône), il croisa deux gentlemen qui le prirent en pitié.

« Ola le pouilleux, voilà pour toi un peu d’opium bien huileux. Mâche-le et ton dimanche sera savoureux ! »

Il fit comme les philanthropes le lui offraient et il redécouvrit le sourire… pour mieux s’abîmer le lendemain dans une amertume plus noire que l’âme d’un arriviste provincial parti à la capitale.

Le dimanche suivant les deux mêmes gentlemen passèrent et demandèrent :

« Cet opium a-t-il été bon pour ton âme de laborieux ?

– Oh oui, messieurs, encore, par pitié, encore et je deviens votre esclave !

– Es-tu tant en manque de rêves ?

– Oui-da, en terrible manque de rêves depuis que j’ai du poil tout le menton.

– C’est scientifique, seuls les enfants savent rêver. Nous n’avons plus de cette enfance parfumée que l’on nomme opium, hélas, essaye donc l’alcool, bien que cette dernière drogue ne serve pas vraiment à rêver mais seulement d’excuse à moduler des sottises sous couvert d’ivresse, elle pourrait peut-être te porter secours. »

Mon client, monsieur le juge, était de peu d’instructions, je l’ai déjà dit plus tôt, et de ce dialogue traduit par un épuisement morbide le pauvre à l’esprit exténué n’avait retenu que deux éléments : seuls les enfants savent rêver, scie-ntifique, bien que la définition admise de ce mot lui fut inconnue la sonorité lui évoqua quelque chose de prométhéen.

Alors comment l’en blâmer, lui qui fut si influençable, lui qui n’avait eu que le rêve pour seul havre – un havre tel un Avalon aux rivages brumeux dont les courants nous éloignent chaque jour – d’avoir scié les oreilles et les yeux de ce pauvre enfant qui sortait de l’église pour les placer sur son propre visage? Ce n’était pas en y pensant à mal, il désirait à nouveau voir et entendre comme il le faisait naguère, avec cette insolence juvénile qui endure la réalité sans crainte car elle n’existe véritablement que dans le secret onirique.

Par mon plaidoyer je ne réclame pas une instruction obligatoire permettant à chacun de comprendre que le terme scie-entifique n’a pas de rapport direct avec les scies, je ne réclame pas non plus que les masses laborieuses soient épargnées par l’épuisement -il faut qu’ils se tuent au travail comme nous nous tuons à gratter du papier-, mais pourquoi ne pas vendre le laudanum sans ordonnance et à si bas prix que chaque citoyen pourrait s’en jeter un petit godet chaque soir ? Quant à mon client faites-en ce qu’il vous plaira…

Ether

Comme chaque 2 Janvier depuis cinq ans il plia un linge propre en cinq, le rapporta sur ses genoux, déboucha la fiole d’éther et en aspira avidement le gaz volatile, non comme un pingre mais ainsi qu’un assoiffé passe sa langue sur ses lèvres où roule une sueur salée lorsqu’il aperçoit enfin une source d’eau fraîche. Il appliqua le goulot sur le tissu, renversa le tout, attendit trois secondes ainsi, puis plaqua le carré prometteur sur ses voies respiratoires.

Ces structures, ce son, toujours les mêmes. Il oubliait à chaque reprise, et pourtant se rappela qu’il oubliait à chaque fois sans pouvoir préciser la suite; un déjà-vu que seul l’éthéromane connait.

D’abord la complexion de la réalité se disloqua, tout se délita dans une obscurité bouillonnante où surgissaient des tourbillons de néant fertilisant la conscience. Il savait qu’il connaissait la suite mais se laissa surprendre par son image pointant un soleil couchant entre un ciel invisible et une mer blanche. Par bravade il ordonna à son bras physique d’imiter l’image éthéré mais alors tout fut rompu.

Il répéta alors l’opération, encore et encore, sûr qu’il y avait un message caché, hermétique pour ainsi dire, dans l’inlassable répétition de ces faits : l’amnésie, la déconstruction des formes, le bourdonnement monotone et cosmique qui glisse du grave à l’aigu, et invariablement son bras pointant l’orbe moribond entre deux plans incolores.

On trouva son corps trois jours plus tard, flottant entre le sol et le plafond. On pouvait à loisir le faire se mouvoir d’avant en arrière, de gauche à droite, mais le translater verticalement restait interdit par des lois inconnues de tous les timorés qui ne respirent que du prosaïque air et ne se nourrissent que de vulgaires espoirs logistiques. Ce fut son concierge, bourru et mal dégrossi, ce qui ressemblait le plus à un ami pour le solitaire défunt coincé entre ciel et terre, qui apprit aux agents de police que le cadavre volant était bizarre, qu’il cherchait quelque chose, qu’il rentrait chez lui avec une grande fiole d’éther tous les 2 Janvier de chaque année, la même fiole que celle qui gisait là, par terre, à moitié brisée.

L’hypothèse d’un effet de l’éther sur ce drôle de mort ne fut pas retenu : l’éther n’a pas les mêmes propriétés que l’hélium; et après tout combien faudrait-il d’hélium pour qu’un corps restasse ainsi en suspension!  C’est que nul ne songea que chez certains sujets de valeur c’est le corps qui se soumet à l’esprit plutôt que l’inverse; des cas certes trop rares pour seulement servir d’exception, considérons-les d’ailleurs comme une autre espèce!

 

Dévolution de crétinerie, atavisme de la médiocrité

Il semble que pour en arriver à la station debout un animal doit évoluer en crétin.

Mettez un singe debout il apprendra très vite à crier pour ne rien dire – il se pourrait même que son vocabulaire évolue pour nommer cette manie conscience ou art ou philosophie ou poésie. Il est pourtant étrange que les oiseaux se tiennent sur deux pattes et chantent naturellement si bien tandis que l’être humain ne vocalise que des répugnances émétiques et qu’il doive passer tant de temps à apprendre à chanter.

Extrait des carnets préparatoires de Charles Darwin… du moins probablement

 

Pour ma part je (ne) vous souhaite (pas) une bonne année, compagnons d’infortune, car si vous lisez ceci vous aussi vous avez hérité d’un bien piètre patrimoine génétique (à moins que vous ne soyez un bienheureux anencéphale, auquel cas je doute que vous lisiez vraiment ces mots). Ayez de l’empathie la prochaine fois que vous jouez un mauvais tour par pure misanthropie, rappelez-vous que personne ne peut grand chose à sa monumentale médiocrité, il est lui aussi maudit (et aussi médiocre que vous d’ailleurs, mais d’une autre manière; tout et relatif, n’est-ce pas)… mais que cela ne vous empêche pas non plus de le tourmenter! Jouez de mauvais (et cruels!) tours pour vous amuser, non par malveillance… Cela change tout! (ou probablement pas…)

« Est-ce vraiment la peine de fêter une minuscule année de plus à la longue histoire de la nullité? »

Le syphilitique et tout le Club de Curiosités

Paréidolie à cuire

« …Et la femme toute de velours noir vêtue, portant une couronne de jasmin, s’avance près de l’autel avec une pudeur de profanatrice. L’on peut remarquer qu’elle a bu de la potion magique, probablement à base de belladone ou quelque alcaloïde analogue car ses pupilles sont dilatées. Tout autour les montagnes se sont inclinées, presque disloquées par l’augure effroyable que représente la venue de cette dame mystérieuse. Des corbeaux se sont entretués après s’être repus de cadavres de loups pendus à des chênes morts. Et là… la Lune s’est brisée et dans sa mélancolique hémorragie elle hurle des…

– Moi je ne vois que deux rayures perpendiculaires gravées sur ce grain de riz…

– C’est du symbolisme, mon cher, regardez mieux et vous verrez !

– Hum, Miss Stiple, je crois qu’à ce compte-là je veux finalement bien de votre tabac à priser mésopotamien… »

Tératologie élémentaire

Peu seront nombreuses les personnes réfléchies qui n’affirmeront pas que les seuls bipèdes avec qui il est agréable d’entretenir un dialogue sont les oiseaux et les enfants. C’est en discutant avec l’un de ces derniers que ces paroles furent échangées :

« Pourquoi les dames elles portent des chemises qui font voir le dessus et le milieu de leurs nénés?

– Euh, je ne sais pas. Et toi tu sais? fis-je comme font les adultes en feignant ce qu’ils sont : ignorants.

– Pour dire qu’elles sont des filles.

– Oui, peut-être, mais ça on le sait déjà, on le voit à leur visage.

– Ah oui… Alors c’est parce qu’elles ont un nez entre leurs nénés! Si elles n’ouvrent pas leur t-shirt leurs nénés ils meurent parce qu’il ne peut pas respirer!

– Tiens, oui, peut-être, il faudrait vérifier…

– C’est pour ça aussi qu’elles doivent porter des jupes, elles ont un nez aussi à la place de notre bip, ou alors c’est pour que le bébé dans leur ventre ne s’étouffe pas. »

Que faire alors? Expliquer à cet enfant qu’il a raison et que les femmes sont des monstres à trois nez?

« Ou alors c’est parce qu’elles ont chaud, tentai-je.

– Mais les filles ça a toujours froid. »

Saperlipopette, les gamins… toujours à avoir réponse à tout. Alors c’est qu’il a raison : les femmes ont probablement trois nez, sinon pourquoi agiraient-elles ainsi? Je vais mener l’enquête!

Peut-on s’émanciper sans s’émansliper?

Papier hygiénique libérateur

« Miss Stiple, quel étrange rouleau vous tenez entre vos mains.

– C’est du papier hygiénique.

– Mais à quoi cela sert-il? Est-il imprimé à l’encre invisible, recèle-t-il des caractères magiques lavant l’âme de ses souillures?

– C’est bien plus prosaïque que cela : ce papier remplace la fonction finale des journaux et des mauvais livres.

– Ah je vois…

– Mais ce n’est pas que cela! Avec lui se dessine l’augure d’avancées technologiques incroyables :auparavant nul industriel n’osait commercialiser les tablettes numériques car le besoin de papier à double usage (lecture et essuyage) était trop impérieux. Désormais, avec ce papier à usage unique enroulé sur tube cartonné, plus besoin de se fournir en librairie ou en kiosque.

– Mais cela n’a pas de sens : les tablettes numériques ne sont pas encore inventées, elles ne le seront que dans une centaine d’années.

– Mais quel rabat-joie vous êtes, mon pauvre. Vous, monsieur je-sais-tout, allez vous défaire de votre science et prenez ce rouleau avec vous, vous en aurez besoin. De plus si les tablettes numériques ne seront inventées que dans un siècle, comment les connaissez-vous?

– Hier nous avons bu du soma de valériane mêlé à du jus de bretzel et vu l’avenir dans votre boule de cristal à projection cinématographique.

– Ah oui, c’est vrai… Oh et puis zut, vous m’énervez! »

 

Faites-vous tondre – Hurler en silence

Enfant nous demandons « pourquoi? ». Adulte nous nous disons « pourquoi pas? ». Par l’action nous acceptons de voir le monde avec les yeux de la communauté en affirmant nos personnalités avec les attributs acceptés dans l’enclot où nous broutons notre herbe.

Habitants du 21° siècle, oserais-je vous inviter à vous pencher sur les expériences de Asch, de Milgram, de Rosenhan? Probablement pas, car au fond rien ne changerait : la raison n’a qu’une durée de vie limitée, tout s’oublie bien vite dès lors que l’on retourne dans son troupeau après avoir songé seul.

« Beh, les autres sont des moutons.

– Beh, nous non.

– Beh, en effet, beh, nous ne sommes pas comme eux, beh. »

De l’autre côté de la clôture un nouvel enclot… Mais plus ça ira moins nous demanderons « pourquoi? », lorsqu’un congénère nous dira « beh » nous répondrons « pourquoi pas… » Tous ces enfants aux joues rougies par les gifles seront toujours plus libres qu’un adulte qui croit décider de sa destinée. Le crève-la-faim qui, avec une mine à la fois perplexe et moqueuse, refuse de se nourrir lorsque l’on veut lui troquer un quignon de pain contre un peu de jardinage sera toujours moins affamé qu’un laborieux au ventre bombé gouttant la sueur.

Extraits choisis du chapitre Sur les chemins chassés du livre Vibrations de l’inertie de Andrey Antreyov Topalovicth

*

Ce n’est pas vraiment que je sois fier de ne rien comprendre à ce(ux) qui m’entoure(nt) – tout le monde en est, après tout, au même point – c’est que je danse ma propre valse plutôt que tournoyer avec la masse au son des barbaries de l’orgue, c’est que je bois mes propres liqueurs et vomis mes propres inepties plutôt que baver les absurdités communes sous prétexte de m’être enivré des mêmes cocktails que mes voisins de prison. Une gueule de bois de trente ans plutôt qu’une gueule de con du même âge.

Extrait des Litanies Sulfuriques de Moi Moisov Moisitch

 

 

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